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Crise de la dette

Un «jour nouveau» pour la Grèce

Dans la nuit de lundi à mardi, les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international sont tombés d’accord sur un moyen de réduire la dette grecque et sur le versement d’une aide financière

Peu après minuit, le premier ministre grec Antonis Samaras est apparu à la télévision nationale, célébrant un «jour nouveau» pour le pays. A Bruxelles, les ministres des Finances européens venaient de s’accorder avec le Fonds monétaire international (FMI) sur une nouvelle aide d’urgence pour le pays, déclarant officiellement qu’après trois ans de faux départs, l’Europe avait enfin trouvé la formule pour soigner le pays le plus endetté de l’Union.

Après une réunion qui aura duré plus de treize heures, les membres de l’Eurogroupe et le FMI ont accepté de ramener la dette grecque à 124% du produit intérieur brut d’ici à 2020, contre un objectif initial de 120%.

Les ministres ont en outre décidé de débloquer 43,7 milliards d’euros, dont une première trancher de 34 milliards sera versée dès le mois de décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013, selon le communiqué de l’Eurogroupe. La synthèse des points-clés décidés durant le sommet de la nuit de lundi à mardi est à retrouver ici.

«Négociations difficiles»

«Les négociations ont été très difficiles», n’a pas caché Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe. S’exprimant devant des journalistes à Bruxelles mardi aux premières heures du matin, il a estimé que «toutes les décisions prises durant la nuit allaient clairement ramener la dette publique grecque sur un chemin durable».

«Le FMI voulait s’assurer que la zone euro prendrait les mesures nécessaires pour remettre la Grèce sur la voie d’une dette viable. Cela a été fait», a souligné la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, au cours d’une conférence de presse concluant la réunion de l’Eurogroupe. Cette dernière a en outre jugé que ces «engagements solides» allaient «aider la Grèce à regagner l’accès aux marchés comme prévu, à condition qu’elle prenne également des mesures pour renforcer sa compétitivité».

Pour sa part, le patron de la Banque centrale européenne Mario Draghi a déclaré «saluer très chaleureusement la décision prise par les ministres des Finances. Ils vont certainement réduire les incertitudes et renforcer la confiance dans l’Europe et dans la Grèce.»

Les marchés en légère hausse

Les marchés asiatiques ont accueilli la nouvelle favorablement, mardi matin. La bourse de Tokyo a achevé la séance avec un gain de 0,37%, mais cette hausse est également imputable à de nouvelles déclarations du chef de l’opposition japonaise, nuance l’AFP.

A l’ouverture, l’ensemble des places financières européennes s’affichaient en hausse. A Paris, le CAC 40 gagnait 0,63%, Milan grimpait de 0,58% et Madrid de 0,48%. A Zurich, la bourse suisse gagnait 0,38% à 6706,96 points.

Du côté des devises, l’euro se renforçait légèrement face au dollar tandis qu’il n’enregistrait pas de changements avec le franc suisse (ce dernier s’échangeant toujours à 1,2046 pour un euro).

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