sondage

L’échec de l’accord fiscal avec Berlin est jugé positif par une majorité de banques suisses

Le rejet de Rubik par l’Allemagne est salué par 72% des établissements sondés par Ernst & Young

Malgré la crise de la dette et les pressions sur le secret bancaire, les établissements suisses envisagent toujours l’avenir avec confiance. Pour une large majorité (58%) des instituts interrogés par Ernst & Young, la marche des affaires reste «plutôt positive», presque autant qu’en 2011 (62%). En outre, 70% des établissements prévoient aussi une évolution «positive» ou «plutôt positive» de leurs affaires durant les six prochains mois, presque autant qu’il y a un an, indique le «Baromètre des banques» 2013 d’Ernst & Young basé sur les réponses de 120 instituts, sans UBS et Credit Suisse.

Le rejet de l’accord fiscal avec l’Allemagne en décembre ne constitue pas une catastrophe aux yeux des établissements sondés. Au contraire: 72% des banques interrogées estiment même que cet échec aura un effet favorable sur leur activité. «Ce résultat surprenant s’explique par le fait que les frais de mise en œuvre de l’accord seront économisés et parce que des sorties de fonds moins importantes sont attendues à court terme», a déclaré Patrick Schwaller, responsable de l’étude. Pour la suite, 61% des instituts sondés ne voient pas la nécessité de prendre d’autres mesures suite à cet échec. Seules 21% des banques indiquent avoir déjà adopté une stratégie dite de l’argent propre.

En matière de personnel, les deux tiers des banques interrogées prévoient que leurs effectifs restent stables durant les 6 à 12 prochains mois, et 22% d’entre elles prévoient de les augmenter.

Effectifs stables attendus

A noter que les banques privées sont devenues plus prudentes quant à leurs prévisions d’embauche: seules 18% d’entre elles prévoient encore d’accroître leurs effectifs, contre 42% un an plus tôt.

Parmi les thèmes d’actualité du moment, 77% des établissements sondés s’attendent à être confrontés à des demandes de restitution importantes relatives aux rétrocessions. Quant aux montants susceptibles d’être réclamés, Iqbal Khan, responsable des activités bancaires, reste prudent: «Il faudra d’abord voir si les clients feront effectivement usage de leurs droits. Pour cette raison, les banques ne s’attendent pas à une chute importante de leurs revenus.»

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