entrepreneuriat

Genilem veut lancer un «serious game» pour entrepreneurs en herbe

Philippe Gaemperle dresse le bilan des dernières années passées à la tête de l’antenne Vaud-Genève de l’association de coaching des jeunes sociétés. Il annonce le retour du Carrefour des Créateurs pour 2014, ainsi que la création d’une formation en ligne à l’automne

Genilem veut lancer un programmede formation en ligne pour entrepreneurs

Promotion Philippe Gaemperle, qui dirige l’antenne valdo-genevoise depuis fin 2009, dresse le bilan de ses activités

L’association offre plus de cours

Quel est le dénominateur commun entre Largeur.com, BioApply, Quantis, Signa-Terre, Espace-Terroir, JMC Lutherie et Abionic? Toutes ces PME romandes, à un moment de leur parcours, ont été accompagnées durant trois ans par les coaches de Genilem, l’association de soutien aux jeunes entrepreneurs, fondée par Armand Lombard et Anne Southam il y a près de vingt ans.

Depuis 2009, Philippe Gaemperle en dirige l’antenne valdo-genevoise. Après un parcours dans des grands groupes, Hewlett-Packard et UBS, le Vaudois a imposé sa vision, mettant Genilem sur l’orbite turbulences. Mais les licenciements et la plainte qui ont suivi son arrivée semblent déjà loin ­derrière. «C’est une époque révolue [la plainte sera classée sans suite], mais c’est vrai que ce ne fut pas facile. C’est la flamme de l’entrepreneuriat qui m’a permis de dépasser ces difficultés», confie-t-il.

Aujourd’hui, les chiffres parlent pour lui. Alors que Genilem réalisait des pertes (90 000 francs en 2009) et que ses parrains s’étiolaient, la tendance a été inversée. «L’an dernier, sur un budget de 1,7 million de francs, qui a crû de 35% sur quatre ans, nous avons réalisé un excédent de quelque 100 000 francs, annonce-t-il. Nous sommes également passés d’une cinquantaine de parrains à 64 aujourd’hui.» Ainsi, Vale, Ferring, Piaget, TAG Heuer, Ralph Lauren, Swisscom et LODH sont récemment venus compléter la liste des donateurs.

Ces dernières années, la collaboration avec le Service de l’emploi vaudois a été renforcée, et Genilem a accompagné plus de 431 personnes grâce à la mesure «soutien à l’activité indépendante» en 2013. L’institution, qui compte neuf collaborateurs, fait également partie du nouveau consortium qui délivre les formations proposées par la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI). «Dix cours ont déjà été donnés, tous ont affiché complet, et nous allons ouvrir une nouvelle classe en mars à Neuchâtel, à Microcity», poursuit Philippe Gaemperle. Pour lui, participer à ce consortium permet à Genilem de renforcer les collaborations entre les cantons et les structures: «Nous sommes un petit acteur, mais nous avons l’ambition de travailler avec les autres.»

Par ailleurs, Genilem planche sur un ambitieux projet d’e-learning avec trois partenaires privés. Soit une formation pour entrepreneurs en herbe de 17 modules sur le mode du «serious game», un jeu vidéo qui allie outils pédagogiques et amusement, qui coûtera quelque 200 francs pour l’utilisateur. «L’entrepreneur se baladera dans les étapes de la création d’entreprise avec son avatar et pourra très vite se confronter à la réalité de son projet», explique Sylvie Leger, toute nouvelle responsable de la communication de Genilem. Ce programme devrait être finalisé avant la fin de l’année.

A noter que l’association elle-même développe les compétences de ses coaches avec un plan de formation. «Avant, chacun accompagnait ses entreprises dans son coin. Aujourd’hui, nous devons réfléchir ensemble et nous enrichir mutuellement avec nos compétences respectives», estime le directeur. Qui insiste sur le mot pragmatisme. Genilem veut être sur le terrain pour accompagner les 41 sociétés actuellement sélectionnées (et au bénéfice d’un programme de trois ans), et offrir des solutions pratiques.

«C’est pourquoi nous lançons un nouvel outil, le laboratoire commercial, qui doit permettre à une société de se donner les moyens de son développement. Il faut reconnaître que la vente, c’est souvent le point faible des jeunes pousses, et nous nous devions de leur apporter une solution efficace pour leur orientation commerciale», conclut le dirigeant.

«Nous sommesun petit acteur, maisnous avons l’ambition de travailleravec les autres»

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