Concurrence

Les PME dans le flou en matière d’intelligence économique

La Suisse romande est peu avancée dans ce domaine

Les PME romandes sont dans le flou

Etude L’intelligence économique reste méconnue dans la région

L’intelligence économique doit encore faire du chemin en Suisse romande. Une bonne majorité (64%) des patrons de petites et moyennes entreprises romandes «n’a aucune idée précise de ce que cette discipline représente». Et près de la moitié des 116 chefs d’entreprises (43%) avouent «ne mener aucune démarche d’intelligence économique»… Tout en reconnaissant que cela pourrait leur être utile au moment de prendre des décisions stratégiques.

Le constat émane d’une étude menée par la Haute Ecole de gestion de Genève (HEG-Genève) en partenariat avec le cabinet d’intelligence économique Geneva Intelligence et publiée en début de semaine. Mais si, comme l’affirme le communiqué, «les entreprises romandes en sont encore au stade de la découverte», plus de la moitié (57%) d’entre elles disent pratiquer l’intelligence «plus ou moins formellement».

«Pratique désordonnée»

«C’est surtout un problème de terminologie», explique Hélène Madinier, coordinatrice de l’étude et responsable du DAS (Diploma of Advanced Studies) en «intelligence économique et veille stratégique» proposé par la HEG-Genève. Car «une fois que, dans le cadre du questionnaire, nous avons dessiné les grandes lignes de l’intelligence économique, les patrons reconnaissaient volontiers la pratiquer de manière plus ou moins formelle».

Si la pratique est «sporadique et désordonnée», selon l’étude, c’est principalement à cause d’une méconnaissance du domaine, d’un manque de temps et de ressources humaines. En 2014, moins d’un tiers des PME a dit avoir fait appel à un cabinet spécialisé dans cette discipline.

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