bio-informatique

La société Sophia Genetics séduit les hôpitaux

L’entreprise lausannoise espère convaincre 100 institutions d’ici à la fin de 2015

La start-up lausannoise Sophia Genetics séduit les hôpitaux

Bio-informatique Après sa levée de fonds, la société espère convaincre 100 institutions d’ici à la fin de l’année prochaine

Spécialisée en bio-informatique médicale, la société lausannoise Sophia Genetics multiplie les contrats avec les hôpitaux. Grâce à sa levée de fonds de 12,3 millions de francs, réalisée en juillet dernier, l’entreprise basée sur le campus de l’EPFL travaille avec des laboratoires et trente institutions dans neuf pays d’Europe. «En Suisse, des contrats ont été conclus avec les Hôpitaux universitaires de Genève, l’Inselspital à Berne ou le laboratoire Unilabs, note Jurgi Camblong, cofondateur de l’entreprise, aux côtés de Pierre Hutter et Lars Steinmetz. Après plusieurs CHU français, l’Hôpital Saint-Louis à Paris ou les Hospices civils de Lyon, nous venons de signer un contrat avec un hôpital à Amsterdam.» D’ici à fin 2015, la société espère convaincre 100 institutions. Chacune d’entre elles fait appel à Sophia Genetics pour des pathologies différentes. Par exemple, les HUG utilisent la plateforme de bio-informatique pour des patients atteints de leucémie ou de cancer du sein.

«Nous avons développé des logiciels qui analysent les données issues du séquençage génétique. Ils détectent des mutations génétiques spécifiques à un patient. Le corps médical peut ainsi adapter les traitements de la manière la plus ciblée possible», explique Jurgi Camblong.

Le patient obtient des résultats en quatre jours. «Aujourd’hui, il doit attendre environ 9 mois pour connaître sa mutation génétique, note Jurgi Camblong. Il sera ainsi mieux traité et cela plus rapidement.»

Hausse des effectifs

Outre certains cancers, les logiciels de Sophia Genetics permettent d’aider le diagnostic d’autres pathologies, comme la mucoviscidose, l’hypercholesterole, le diabète ou l’arythmie cardiaque. Grâce à la récente levée de fonds, effectuée notamment auprès d’Invoke Capital, Swisscom ou Endeavour Vision, la société de 36 collaborateurs prévoit d’augmenter ses effectifs. «Nous serons cinquante d’ici à fin 2015», note Jurgi Camblong.

L’entreprise, qui possède des bureaux à Lausanne, Londres et Cambridge, s’est également investie dans la sécurisation des données. Celles-ci sont stockées dans le système de Sophia Genetics de manière anonyme et encryptée.

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