Sommet

La cybersanté européenne fait étape à Lausanne pour accélérer sa levée de capitaux

Les vingt medtechs les plus en vue espèrent séduire les investisseurs du monde entier. Les start-up de la médecine numérique viendront aussi tenter leur chance

La cybersanté européenne fait étape à Lausanne pour lever des capitaux

Sommet Les vingt medtechs les plus en vue espèrent séduire les investisseurs du monde entier

Les start-up de la médecine numérique viendront aussi tenter leur chance

Lausanne accueille, du 30 juin au 1er juillet, le 6e Sommet des technologies de la santé (Healthtech summit). La manifestation se situe entre les Olympiades et le Davos de l’innovation médicale. Elle réunit traditionnellement les principaux investisseurs de la planète, en quête de nouveaux potentiels, et le gratin du medtech, à la recherche de capitaux frais. Pour la première fois cette année, les vingt fleurons européens de l’e-santé (la liste n’est pas encore officialisée) se joindront à l’opération de séduction.

Le principe? Les jeunes pousses sélectionnées proposent: elles ont chacune une quinzaine de minutes pour présenter leur vision et indiquer leurs prétentions financières. Les bailleurs de fonds – qui gèrent collectivement 40 milliards de dollars – et autres décideurs actifs dans les sciences de la vie, disposent. Les quelque 200 participants attendus ont deux jours pour faire connaissance. La rencontre est gratuite.

«Novartis et Nestlé vont, pour la première fois, participer à l’événement», se félicite Marc Sluijs, président du 6e Healthtech summit et vice-président de l’Association genevoise Tech Tour International. Objectif des numéros un mondiaux de l’industrie pharmaceutique et de l’agroalimentaire: saisir les opportunités des nouvelles technologies appelées à bouleverser la médecine du XXIe siècle. Comme des applications capables de détecter des allergies et des intolérances alimentaires, ou des essais cliniques via Internet.

Google, Apple, IBM, Intel, Ralph Lauren (t-shirt équipé de capteurs électronique mesurant les pulsations cardiaques), ou encore La Poste et Swisscom (gestion de données médicales ou communication électronique sécurisée), se sont aussi lancés dans la cybersanté. Un secteur dont la croissance des investissements est appelée à s’accélérer, pour atteindre les 125%, entre 2015 et 2016, prédisent des observateurs. Selon le fonds spécialisé Rock Health, le financement du numérique appliqué au champ médical a déjà atteint un niveau record de 4,1 milliards de dollars l’an passé, plafond qui devrait être dépassé d’ici à la fin de l’année 2015.

«Par le passé, le numérique était vu comme un outil de bien-être ou, au mieux, de prévention. A présent, l’évolution des appareils médicaux, la miniaturisation des dispositifs, rend leur intégration au patient beaucoup plus facile, techniquement», estime Angelo De Rosa, ex-directeur de la stratégie et du développement commercial chez Medtronic, actuellement vice-président marketing pour Boston Scientific.

Aujourd’hui, le champ des applications possibles paraît sans cesse ­repoussé: technologies portables (traqueur d’activité, montre connectée, etc.), intelligence artificielle, m-santé (via smartphone et tablette), Big Data, télémédecine, impression 3D, etc.

«Nous organisons le 30 juin une séance à l’IMD, sponsorisée par la banque Pictet et destinée uniquement aux directeurs exécutifs du secteur, pour soutenir l’écosystème des medtechs, en dopant les initiatives émergentes via des conseils de vente», conclut Brian Hashemi, directeur de Salus Partners, une société d’investissement spécialisée dans les technologies médicales et cheville ouvrière du Healthtech summit.

«Pictet sponsorise une séance pour directeurs exécutifs venus accélérer l’essor de jeunes pousses»

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