Etats-Unis

Aux Etats-Unis, l'immobilier est redevenu un moteur de la croissance

La contribution à l'économie américaine est moins importante qu'avant la crise. Mais le marché des logements va encore se redresser

Si l’immobilier a plongé l’Amérique dans la crise, son affermissement ces derniers mois est désormais cité comme l’un des moteurs de la croissance de la première économique mondiale aux côtés de la consommation des ménages.

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Et cela devrait durer. «Le marché immobilier va continuer à se redresser ces prochains trimestres", estime Alessandro Bee, économiste chez J. Safra Sarasin, qui y voit plusieurs raisons structurelles: les jeunes adultes qui sont retournés chez leurs parents pendant la crise recommencent à trouver du travail et se remettent à chercher des logements, le stock des maisons construites revient à des niveaux normaux et les standards de prêts des banques deviennent plus souples.

Tout n’est pas pour autant résolu. Jeudi, en même temps que le Bureau des analyses économiques (BEA) diffusait le taux de croissance de l’économie américaine au troisième trimestre (1,5%), l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) faisait état de promesses de ventes de logements en recul pour le deuxième mois consécutif. Cette chute de 2,3% intervient alors que les analystes tablaient sur une hausse.

La NAR reste optimiste: elle estime que ce marché va rester un des plus importants soutiens de l’économie américaine ces mois prochains. D’autant que l’on est loin d’avoir retrouvé les sommets d’avant la crise. Selon une étude du blog financier Zerohedge, en mars, la contribution du marché immobilier à la croissance était la plus faible depuis la Deuxième Guerre mondiale. Et deux fois moins importante qu’en 2007.

Dans son communiqué de mercredi soir annonçant un status quo sur les taux d’intérêt, la Réserve fédérale (Fed) a aussi souligné l’amélioration du marché immobilier ces derniers mois. Une phrase que des analystes interprètent comme un élément supplémentaire pour motiver la banque centrale à relever ses taux prochainement.

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