Horlogerie

Swatch s'allie à Visa pour sa montre à paiements

La montre «Bellamy», qui permet de payer sans contact, sera lancée début 2016 en Suisse et aux Etats-Unis. Nick Hayek confirme le partenariat avec l’opérateur américain

«Les consommateurs chinois s’adaptent vite aux nouvelles technologies. Ils sont ouverts et changent facilement leurs habitudes». C’est ainsi que Nick Hayek, le 14 octobre à Shanghai, justifiait le fait que Swatch ait décidé de lancer sa montre connectée en Chine avant tout autre pays.

Ce que le patron de Swatch Group n’avait pas dit, c’est que le décalage avec le reste du monde serait aussi court. Le Temps a en effet appris que la marque s’apprête à lancer la «Bellamy» dans d’autres pays au début de 2016 déjà.

Cette montre, dite «pay-by-the-wrist» (paiement par le poignet), permet de payer sans contact. En Chine, Swatch a donc conclu un partenariat avec China UnionPay, qui détient le quasi-monopole des cartes de paiement dans l’Empire du Milieu.

Ensemble aux Jeux Olympiques

Mais pour les autres marchés, le groupe horloger se serait aussi désormais allié avec l’américain Visa. Un partenaire que Swatch Group connaît bien, puisque sa marque Omega et l’opérateur financier sont tous deux sponsors du Comité international olympique (CIO) depuis plus d’une décennie.

Contacté par Le Temps mardi, Nick Hayek a confirmé qu’un contrat a été signé avec Visa. Il n’a pas donné davantage de détails, renvoyant à un communiqué de presse qui sera diffusé ces prochains jours. D’après nos informations, la collaboration avec le groupe basé à Foster City, en Californie, concerne la Suisse et les Etats-Unis, deux pays dans lesquels les commerces équipés de récepteurs NFC sont déjà monnaie courante.

Un peu moins de 100 francs

Car cette montre, annoncée à 580 yuans (92 francs), dissimule une puce NFC sous son cadran qui lui permet de communiquer par ondes radios avec les terminaux de paiement à une distance de 5 à 10 cm. La «Bellamy» fonctionne comme une carte prépayée. En Suisse, elle sera lancée en partenariat avec une grande banque dont l’identité n’est pas encore connue.

La Bellamy entre dans la catégorie des smartwatches, mais elle n’a pas d’écran digital et n’est pas connectée à Internet. Elle a tout d’une montre normale. Et c’est assumé: Swatch Group «ne va pas créer de montres qui se connectent à Internet, qui dépendent d’Internet et de l’alimentation électrique», a expliqué Nick Hayek au Wall Street Journal, lors du lancement de la montre à Shanghai. Il a également indiqué que le paiement sans contact ne serait pas étendu aux autres marques du groupe, telles Tissot ou Omega.

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