économie

Alphabet, déjà star de 2016

La holding de Google annoncera ses chiffres en janvier, qui donneront une indication sur la santé de ses filiales hors Internet

Créée en août 2015 et finalisée en octobre, la holding qui chapeaute désormais Google concentrera dans quelques jours l’attention du monde des «new techs». A l’heure de faire un premier bilan et au commencement d’une nouvelle année, les perspectives pour Alphabet semblent positives. Voire quasiment sans limite. Alors que le premier semestre de l’année devrait être marqué par plusieurs hausses progressives des taux d’intérêt par la Fed aux Etats-Unis, nombre d’experts financiers s’attendent à une certaine morosité. Sauf pour Alphabet, qui devrait être l’un des rares à tirer son épingle du jeu. «L’un de nos paris les plus excitants réside dans Google, estime Pamela Woo, directrice Etats-Unis chez BNP Paribas. Nous pensons qu’il y aura une croissance soutenue, notamment à cause du marché publicitaire sur Internet.»

Google lui-même, désormais dirigé par Sundar Pichai, devrait donc continuer à être le moteur principal de la croissance d’Alphabet. Le 28 décembre, Alphabet a annoncé un investissement de 600 millions de dollars dans un nouveau Data Center dans le Tennessee. Ce sera le quinzième du nom pour Google. Il utilisera un site déjà existant qui devrait devenir un modèle de renouvellement énergétique. La société a signé un accord avec les autorités pour s’inscrire dans la grille énergétique locale. «Nous faisons un pas de plus vers notre but ultime, qui est d’être alimenté à 100% par des énergies renouvelables», affirme la société. 70 emplois seront créés localement pour commencer, et Google a annoncé le financement de bourses dans l’éducation technologique, la science et l’accès à Internet.

Cependant, Alphabet ne place plus toutes ses billes dans le même sac. Google X, Google Fiber et Google Life Sciences (rebaptisé Verily) devraient prendre leur essor dans des domaines plus «à risques» mais prometteurs sur le marché américain, tels que les biotechs avec la filiale Calico ou la santé avec Verily. Une diversification qui est désormais plus visible avec la nouvelle structure Alphabet. La holding ne devrait pas communiquer ses chiffres filiale par filiale, mais les observateurs comptent bien y voir plus clair. En août 2015, Sergey Brin et Larry Page avaient parlé de «rendre des comptes» et promis plus de «transparence». Ils seront pris au mot.

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