Télécoms

Salt nomme Andreas Schönenberger directeur général

L’opérateur de télécommunications vaudois Salt (ex-Orange) a nommé son nouveau directeur général. Il s’agit d’Andreas Schönenberger, ancien patron de Google Suisse notamment, qui prendra ses fonctions le 15 mars, en remplacement du Suédois Johan Andsjö

Présentant lundi le nouveau responsable dans un communiqué, le conseil d'administration de l'ex-Orange estime avoir choisi un candidat disposant d'une «vaste expérience dans des fonctions de direction générale». Né en 1965 et titulaire d'un doctorat en physique théorique de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), sans oublier aussi un MBA , Andreas Schönenberger figure au rang des pionniers du secteur numérique en Suisse.

En complément à une vaste expérience en tant que directeur général et administrateur, notamment chez Sanitas, Publigroupe ou encore Zanox, Bisnode et Mobilezone, M. Schönenberger apporte à l'opérateur établi à Renens (VD) des connaissances approfondies des télécommunications mobiles en Suisse. Conséquence de sa nomination à la tête de Salt, M. Schönenberg renoncera à son mandat chez Mobilezone lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires le 7 mai prochain.

Avant de diriger quatre ans durant les activités de Google en Suisse, M. Schönenberger a oeuvré pendant huit ans au sein de la société de conseils The Boston Consulting Group, entre autres. Selon le site internet de Mobilezone, le patron désigné de Salt occupe actuellement la fonction de directeur général et administrateur délégué de Boxalino, une société spécialisée dans les contenus internet personnalisables.

Croissance et innovation au menu

Le nouveau responsable de Salt exerce également la présidence de The Swiss Mobile Association (smama), un organisme visant à promouvoir les télécommunications mobiles. Il a par ailleurs fondé sa propre société de conseils spécialisée dans l'innovation et la stratégie numérique, @speed.

Cité dans le communiqué, M. Schönenberger s'est dit «impatient de relever ce nouveau défi, de soutenir Salt et son équipe et de mener la société vers sa prochaine étape de croissance». Depuis l'annonce surprise du départ de M. Andsjö, l'intérim à la tête de la direction générale de l'opérateur contrôlé par l'investisseur français Xavier Niel est assuré par Pierre-Alain Allemand.

La mission d'Andreas Schönenberger consistera à mettre en oeuvre la «stratégie de croissance rentable et d'innovation en Suisse», a relevé Xavier Niel, également cité dans le communiqué. Salt comptait à fin 2014 plus de 2,1 millions de clients.

Il y a quelques jours l'investisseur français, interrogé dans un blog spécialisé, avait déclaré vouloir maintenir les origines suisses de Salt. L'investisseur laissait alors entrevoir le choix d'un nouveau directeur général alémanique avec l'intention d'affirmer la présence de l'opérateur outre-Sarine.

Nombreux départs

M. Andsjö avait quant à lui été nommé directeur général de l'opérateur, qui se présentait encore alors sous la raison sociale d'Orange Suisse, en février 2012, succédant alors au Suisse Thomas Sieber. Au bénéfice d'une vaste expérience dans la branche, essentiellement au sein du groupe scandinave TeliaSonera, il avait auparavant dirigé la filiale espagnole Yoigo.

Le retrait début décembre 2015 du directeur général de Salt était intervenu dans un contexte de multiplication des départs au sein de la direction de l'entreprise. Uniquement en juin dernier, trois des sept membres de l'organe exécutif de la société avaient ainsi jeté l'éponge.

Le départ de M. Andsjö était aussi survenu dans un contexte de mutation pour l'opérateur de téléphonie mobile, numéro trois du secteur en Suisse, derrière Swisscom et Sunrise. Au printemps dernier, l'entreprise a changé de raison sociale, la marque Salt venant remplacer celle d'Orange Suisse.

Durant l'automne, Salt avait également confirmé que plusieurs dizaines d'employés s'étaient signalés dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Ces salariés devaient bénéficier des mêmes conditions que lors d'un licenciement.

Plus de 2 millions de clients

En 2014, Orange Suisse a dégagé un chiffre d'affaires de 1,32 milliard de francs, pour un résultat d'exploitation avant intérêts, impôts dépréciations et amortissements (EBITDA) de 433,8 millions de francs. L'opérateur comptait alors 2,17 millions de clients.

Employant quelque 900 collaborateurs, Salt est contrôlé depuis fin 2014 par NJJ Capital, la holding personnelle de Xavier Niel, laquelle a déboursé 2,8 milliards de francs pour reprendre l'entreprise à la société de participations britannique Apax.  

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