Innovation

Les start-up suisses enregistrent des investissements records

Un total de 670 millions de francs a été levé en 2015, soit une progression de 48% par rapport à l’année précédente

En 2015, une hausse record des investissements dans des start-up suisses a été constatée, selon un rapport du Swiss Venture Capital Report, publié mardi. Ces jeunes entreprises sont parvenues à lever un total de 670 millions de francs, soit une progression de 48% par rapport à l’année précédente. Chaque année, depuis 4 ans, les fonds levés par des start-up ont constamment augmenté. Ainsi, par rapport à 2012, le volume des investissements a plus que doublé, relève le rapport réalisé par le portail d'information Startupticker.ch, en collaboration avec l’association des investisseurs Swiss Private Equity & Corporate Finance Association (SECA).

Une vingtaine de jeunes pousses

Les auteurs de l'étude attribuent le bond des investissements à une vingtaine de jeunes pousses, lesquelles ont recueilli pas moins de 561 millions de francs. Parmi elles, on peut citer CeQur, à Lucerne, qui est parvenu à lever 96,2 millions de francs. La start-up a développé une manière plus douce d’administrer de l’insuline aux diabétiques. Spécialisée en oncologie, la société ADC Therapeutics, basée dans le Biopôle d’Epalinges (VD), a récolté 77 millions de francs alors qu’ObsEva, à Genève, a obtenu 60 millions de francs pour ses traitements de l’infertilité.

Plus de 80% des fonds ont été investis principalement dans les sociétés biotech. Les secteurs des technologies médicales, des technologies de l’innovation et de la communication ont également été bien soutenus. Les entreprises de la branche ICT ont ainsi obtenu des financements à hauteur de 129 millions de francs, 50% de plus qu'en 2014. 

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Le rapport souligne également, qu’en 2015, plus de la moitié des fonds en capital-risque ont été investis dans des sociétés établies dans les cantons de Zurich et de Vaud. En 2014, ce chiffre s’élevait à 72%. Des cantons, tels Genève, Bâle et Zug, ont ainsi rattrapé leur retard..

Enfin, les investisseurs qui s'intéressent aux start-up suisses, proviennent principalement de l’étranger. Les fonds de capital-risque américains sont de plus présents, avec notamment des sociétés comme Versant Ventures ou Bay City Capital qui se sont établis à Bâle. La Suisse offrirait parfois des opportunités plus intéressantes, en comparaison avec les Etats-Unis. «Il y a moins de compétition et parfois des évaluations plus intéressantes étant donné la rareté du capital et un écosystème moins mature en matière de capital-risque», estime Lionel Carnot, directeur général de Bay City Capital, une société qui gère plus de 1,3 milliards de dollars de capitaux.

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