Immobilier

Hausse du risque de bulle immobilière sur la Suisse

Le risque de bulle immobilière a nettement augmenté au dernier trimestre de 2015. Sur l'ensemble de l'année, la hausse des prix a quitté les centres pour s'établir en périphérie, au contraire des régions touristiques, où la pression est moindre qu'auparavant

Le Swiss Real Estate Bubble Index d'UBS s'est établi à 1,41 point au quatrième trimestre 2015, en nette progression (+0,07 point) par rapport aux trois mois précédents, indique jeudi le numéro un bancaire helvétique dans un communiqué. Il s'agit là du plus fort décalage entre la croissance de l'endettement hypothécaire et celle des revenus depuis 2010.

La hausse de l'encours des crédits hypothécaires constitue le principal moteur de l'indice. En glissement annuel, l'endettement hypothécaire des ménages a progressé de 3,2%.

Le taux de croissance a certes ralenti sur un an - affichant son plus faible niveau depuis 2008 - mais étant donné la faible croissance des revenus, le taux de croissance relatif est le plus élevé des cinq dernières années. En effet, en 2015, le revenu disponible de l'ensemble des ménages suisses devrait avoir reculé de 0,5% environ.

Les prix de la propriété soutiennent aussi l'indice. En valeur nominale, ils n'ont augmenté que de 0,5% en glissement trimestriel et d'environ 2% sur un an. Toutefois, après correction de l'inflation, la progression est de presque 1 point de pourcentage supérieure à sa valeur moyenne des 24 derniers mois.

Recul des investissements

L'évolution de l'indice de bulle immobilière a été tempérée par le recul des investissements dans la construction, ainsi que par la baisse proportionnelle des demandes de crédits hypothécaires pour les logements destinés à la location. Toutefois, UBS n'anticipe aucun recul massif de la demande de la part des investisseurs, puisque ceux-ci tablent sur une prolongation de l'environnement de taux bas.

En 2015, la Suisse orientale a connu une véritable flambée des prix, entre 4 et 6%. En conséquence, les régions de Thurtal, Oberthurgau et de la Linth ont fait leur apparition sur la carte des risques, tout comme Lugano, en raison d'une hausse des prix supérieure à la moyenne, et Baden.

En revanche, les régions touristiques sont soumises à une forte pression sur les prix, en raison d'une offre excédentaire et de la force du franc. Davos et la Haute-Engadine, où les prix ont diminué, ont quitté la catégorie des régions à risque, pour rejoindre celle des régions sous surveillance.


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