Stratégie

Quels remèdes pour l’économie locale?

Parallèlement à la promotion exogène, le canton multiplie ses soutiens aux acteurs endogènes, à travers notamment ses missions officielles à l’étranger

Après le Japon et la Chine en 2014, Dubaï, suivis de Singapour et Kuala Lumpur l’an passé, les autorités organisent une mission économique en Iran ce printemps. À quoi bon? «Le Moyen-Orient et l’Asie, tout comme les États-Unis, font partie de nos marchés stratégiques. L’Iran, dont la diaspora est très présente à Genève, est un terrain de chasse privilégié, offrant mille et une perspectives. Raison pour laquelle j’ai prévu de m’y rendre avec Johann Schneider-Ammann, ainsi que des banquiers, des parfumeurs, des acteurs du luxe et du fret maritime, notamment», explique Pierre Maudet, ministre genevois de l’économie et de la sécurité.

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Les pouvoirs publics genevois attendent surtout de ces visites, qu’elles se traduisent par des implantations d’entreprises étrangères dans le canton. Elles espèrent ainsi inaugurer cette année l’arrivée de banques chinoises (financement du négoce) ou d’autres sociétés de trading singapouriennes. Mais le tissu économique local n’est pas en reste: la cleantech genevoise en démarrage OrbiWise a par exemple déjà signé deux contrats lors de ces déplacements officiels à Singapour et à Kuala Lumpur.

La face immergée du franc fort

Qu’en est-il des entreprises qui ne font pas ces voyages, comme celles actives dans le commerce de détail souffrant du franc fort? «Nous avons accentué nos contrôles aux frontières pour contrer les importations illégales, rappelle Pierre Maudet. Et nous allons prochainement soumettre un contre-projet à l’initiative visant à interdire toute ouverture dominicale des magasins.»

Pour le magistrat PLR, le franc fort n’est que la partie émergée du problème. «Les effets des taux négatifs vont prochainement se faire sentir. C’est surtout cette mesure artificielle qui va affecter notre économie, les investissements et nos caisses de pension», conclut-il.

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