Innovation

La Suisse, championne d’Europe pour les demandes de brevets par habitant

Les entreprises et universités suisses ont déposé 7000 demandes de brevets en 2015, en hausse de 2,6% par rapport à 2014. La tendance à la hausse concerne aussi l’Europe, preuve que le continent reste un haut lieu de recherche et d’innovation

Fidèle à sa réputation en matière de recherche et de développement (R&D), la Suisse a enregistré le plus grand nombre de demandes de brevets par habitant en 2015. Selon l’Office européen des brevets (OEB) qui a présenté son rapport annuel jeudi à Bruxelles, les entreprises suisses mais aussi les universités ont déposé 7066 demandes l’année dernière, en hausse de 2,6% par rapport à 2014.

Avec 873 demandes par million d’habitants en 2015, contre 848 en 2014, la Suisse devance de loin les Pays-Bas (420), la Suède (392), la Finlande (365) et l’Allemagne (307). La moyenne en Europe des Vingt-Huit s’établit à 132 demandes par million d’habitants. Mais en chiffres absolus, la Suisse se classe au 6e rang, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, la France et les Pays-Bas.

Roche au premier rang

Roche se place au premier rang du hit-parade suisse, avec 644 demandes, soit (+80%). La société pharmaceutique déloge ABB arrivée en deuxième position avec 563 demandes. Nestlé se place en troisième avec 410 demandes. Logiquement, les cantons de Bâle-Ville, Zurich et Vaud sont les plus prolifiques. Les deux écoles polytechniques se sont placées dans le top 20, Zurich a devancé Lausanne, 79 contre 55. L’OEB note que les demandes du secteur des technologies médicales ont fortement augmenté.

Sur le plan européen, les demandes ont aussi continué de progresser en 2015. Elles ont atteint le chiffre de 160 000, contre 153 000 en 2014. Cette progression est surtout imputable aux demandes de protection de la part des entreprises américaines et chinoises. «Cette croissance remarquable des demandes prouve que l’Europe continue d’être un pôle majeur pour les innovateurs du monde entier ainsi qu’un marché technologique attractif», a déclaré Benoît Battistelli, président de l’OEB, lors de la présentation du rapport.

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