Los Angeles vit une période des plus intéressantes du point de vue de l’art contemporain. Une mutation s’opère transformant sa scène artistique, déjà ancienne mais turbulente et quasi underground, en un centre mondial d’importance pour les artistes, les institutions, les collectionneurs et le marché de l’art.
«Freeway» (1966), une toile de Vija Celmins, présentée au Getty Museum de Los Angeles à l’occasion du festival Pacific Standard Time. (Courtesy McKee Gallery, New York)

La Cité des Anges, qui attire toujours plus d’artistes, collectionneurs, galeries et institutions, revendique sa position d’épicentre turbulent de la création contemporaine mondiale. Une dynamique née dès les années 40, qui s’affirme au détriment de la scène new-yorkaise mise à mal notamment par la cherté des loyers et le snobisme
Sûrement l’une des œuvres les plus connues de l’Américain, la lithographie de 1971 répétant la consigne I will not make any more boring art comme un mantra.(courtesy of John Baldessari)

En juin dernier, l’artiste nous a reçu pour une interview exclusive. Son œuvre, comme sa façon de répondre aux questions, place l’interlocuteur dans un état de pleine conscience des interactions qui se jouent entre l’objet d’art – ou de conversation – et sa destination.
L’artiste californien né à Sacramento en 1939 continue de rire du monde qui l’entoure. Mais pas avec tout le monde.
Pas encore trentenaire, le plasticien reste profondément attaché à Los Angeles, sa ville natale, tout en nourrissant sa culture artistique de manière globalisée. Portrait d’un portraitiste.
Le Californien s’est fait connaître en dessinant des pochettes de disque, dès le début des années 80. C’est son travail qui s’illustre dans ce portfolio.
L’autodidacte s’est fait connaître en remettant au goût du jour l’imagerie californienne des années 70. A la manière d’un graphiste, il crée des images qui plaisent particulièrement aux musiciens en quête de visuels séduisants pour leurs albums.
La plasticienne – qui a étudié en Suisse de nombreuses années – s’est installée depuis quatre ans dans la Cité des Anges. Son travail aborde des territoires vastes comme le corps, les relations… Une quête hédoniste, à l’image de la ville.
En marge de leurs terrains de jeu privilégiés, des chantiers monumentaux et temporaires, le duo suisse a présenté, durant la FIAC 2012, une petite œuvre humoristique. L’occasion d’une rencontre parisienne avec l’inspirateur de la fratrie, Gregory. Une balade discursive autour de travaux d’artistes, au cours de laquelle il revient sur son parcours, du Jura à Los Angeles
Un foisonnement de galeries, musées, espaces et centres dédiés à l’art anime les différents quartiers de la ville californienne. Des lieux de culture qui célèbrent les artistes d’aujourd’hui et les collections des riches mécènes installés dans la région. Guide de bonnes adressesà conserver pour un prochain séjour californien.