Digitale Attitude

Comment le «New York Times» met en avant ses meilleurs commentateurs

Le «New York Times» a choisi de s’engager auprès de ses commentateurs réguliers. Un enrichissement pour le titre

A l’heure où de nombreux grands journaux comme Bloomberg, Reuters, Vice, ou CNN ont pris la décision de supprimer les commentaires sur leurs sites, le New York Times fait figure d’exception.

Contrairement aux autres titres de presse, qui ont choisi de ne plus investir ou qui n’ont pas les ressources nécessaires pour modérer l’afflux de remarques haineuses et hors sujets, ou encore les intrusions publicitaires non sollicitées qui polluent ces forums, le New York Times a choisi de s’engager avec son lectorat.

«Ces dernières années, un noyau dur de contributeurs a participé à la transformation du New York Times dans sa version numérique. Leurs voix ont amélioré notre travail journalistique, apportant des précisions et une sagacité précieuse sur les questions les plus pressantes du moment.»

Les commentaires sont souvent aussi informatifs que les articles dont ils sont issus

Sur les centaines d’articles publiés quotidiennement sur le site du New York Times, seuls vingt-trois sont ouverts aux commentaires, générant 9 000 contributions par jour. Dans un processus très réglementé, treize modérateurs les passent en revue avant de les valider selon des critères bien définis.

Parmi les contributeurs, 478 d’entre eux sont autorisés à publier leurs billets directement sur le site, reconnus pour la qualité et la régularité de leur collaboration.

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Communauté

En novembre dernier, le New York Times leur a rendu hommage en dressant le portrait des plus influents d’entre eux. Ils sont pasteur, auteur de science-fiction, femme au foyer, consultant ou analyste financier. Chacun a expliqué en quelques mots pourquoi il ou elle était devenu un participant actif.

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Pour le technicien informatique de 22 ans: «Les commentaires sont souvent aussi informatifs que les articles dont ils sont issus. Et j’apprécie de découvrir des points de vue autres que le mien.» Pour la journaliste juridique âgée de 32 ans: «Je n’ai pas grand monde autour de moi avec qui débattre des sujets traités dans le New York Times. Au sein de cette espace d’échanges, je retrouve une véritable communauté.»

Le commentaire le plus populaire dans l’histoire du journal a été signé par Bob de Calgary. Sa réponse à un article publié en 2010 intitulé «The Angry Rich» sur les inégalités sociales, a été recommandé 7’021 fois.

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