Proche-Orient

Des bombes à sous-munitions auraient été utilisées au Yémen

Ce mardi à Genève, l’ONU a indiqué que l’une de ses équipes a découvert les restes de 29 fragments

La coalition arabe menée par l’Arabie saoudite aurait utilisé des bombes à sous-munitions au Yémen, dans un conflit qui a fait près de 2800 tués en 2015. L’ONU a indiqué mardi à Genève que l’une de ses équipes a récemment découvert les restes de 29 fragments.

Dispersant de nombreux projectiles explosifs, ces armes sont particulièrement meurtrières. Pis, certaines n'explosent pas, mettant en danger les populations pendant longtemps. Depuis 2008, une convention tend à interdire l'usage de ces armes.

Les membres du Haut-Commissariat aux droits de l’homme se sont rendus dans le village d’Al-Odair, dans le district d’Haradh. Mais selon des témoins, plusieurs autres villages de la région ont aussi été touchés.

Les victimes civiles attribuées aux rebelles houthis ont reculé

Dans le même gouvernorat d’Hajjah, l’équipe du Haut-Commissariat a également obtenu des éléments sur l’utilisation de ce type d’armement dans plusieurs autres districts. Durant le mois de décembre, plus de 80 civils ont été tués et 109 blessés, portant le total des victimes en 2015 à près de 2800 tués et plus de 5300 blessés.

Les raids de la coalition ont fait au moins 62 tués parmi les civils le même mois, plus du double par rapport à novembre. En revanche, les victimes civiles attribuées aux rebelles houthis ont reculé, passant de 32 à une dizaine.

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Des dizaines de détenus tués

Le Haut-Commissariat reste notamment préoccupé par la situation à Taëz. Les violences n’ont pas cessé dans cette ville en huit mois. L’accès à la nourriture est limité et les conditions sanitaires se dégradent.

Le système carcéral inquiète aussi. Plus de 40 détenus ont été tués en 2015 par les bombardements ou les tirs d’obus. Plus de 4300 prisonniers ont pu s’évader en raison des violences. Les autres détenus doivent souvent faire face au manque de nourriture, d’eau ou encore d’électricité.

Les maladies contagieuses se répandent aussi dans les centres pénitentiaires où beaucoup de prisonniers n’ont pu recevoir de visites ni être libérés en raison du retard pris pendant le conflit par les tribunaux.

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