Santé

L’OMS s’alarme de la transmission «explosive» du virus Zika

Certains pays, comme la France, recommandent déjà aux femmes enceintes de ne pas se rendre dans les Etats affectés par l'épidémie

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est «très préoccupée» par la propagation «explosive» du virus Zika, qui touche maintenant 23 pays, pour la plupart en Amérique du Sud. Margaret Chan, la directrice de l’OMS, a annoncé jeudi la convocation d’un comité d’urgence pour lundi premier février. Cette instance est à même de décider des interdictions de voyages entre autres mesures.

Cette annonce intervient alors que l’inquiétude grandit face à ce virus, généralement bénin mais qui pourrait provoquer une grave malformation congénitale. La France vient en effet de recommander aux femmes enceintes de ne pas se rendre en Martinique ou en Guyane, également atteints par l’épidémie.

4200 cas au Brésil en 2015

Le Brésil, le pays le plus touché, a enregistré une augmentation exponentielle de cas de microcéphalie: 4200 cas (dont 68 décès) en 2015 contre 147 bébés touchés l’année précédente. Aucun lien de causalité entre le virus et cette malformation, qui se traduit par une taille réduite de la boîte crânienne n’est toutefois formellement établi.

On sait en effet peu de choses sur ce virus identifié pour la première fois en 1947 chez un singe dans une forêt ougandaise, qui a donné au virus son nom. Il est transmis par un moustique, le même vecteur de la dengue et de chikungunya. En 2013 et 2014, le virus a provoqué des épidémies en Polynésie française, où la conjonction avec la microcéphalie était pour la première fois notée. «La situation est aujourd’hui radicalement différente», a mis en garde Margaret Chan, lors d’un briefing qui avait été demandé par les Etats membres de l’OMS, de plus en plus inquiets.

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