terrorisme

L'Etat islamique perd la citadelle de Palmyre et son numéro 2

Les djihadistes de l'Etat islamique sont en train de perdre Palmyre et Mossoul. Leur numéro 2 aurait été tué par les Etats-Unis

L'Etat Islamique a subi un double revers en Syrie avec la perte ce vendredi de la citadelle dominant la cité antique de Palmyre, et l'annonce de la mort d'Abdel Rahmane al-Qadouli, le numéro 2 de l'organisation djihadiste.

Les forces pro-régime sont entrées jeudi dans cette ville du centre de la Syrie. L'Etat islamique avait chassé l'armée syrienne de la citadelle de Palmyre en mai 2015 et contrôlait depuis la ville et ses ruines antiques, classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

 «Nos forces armées, en coordination avec les miliciens des Forces de défense nationale, ont pris le contrôle de l'ancienne citadelle de Palmyre après avoir infligé de lourdes pertes aux terroristes de Daech», a indiqué une source militaire citée par la télévision syrienne. La télévision a ajouté que les forces pro-gouvernementales, qui bénéficient à Palmyre du soutien de l'aviation russe, avait également coupé la route cette ville du centre de la Syrie et Deir Ezzor, un autre fief de l'Etat islamique dans l'est du pays.

Lire aussi: L'Etat islamique, une histoire violente

«Les forces pro-régime se trouvent à 600 mètres du coeur des ruines mais avancent lentement à cause des mines», a affirmé le directeur des Musées et Antiquités de Syrie. «Palmyre sera bientôt entièrement libéré», a ajouté Maamoun Abdelkarim qui a assuré que l'armée avait «libéré le quartier des hôtels et restaurants ainsi que la Vallée des tombeaux», célèbre pour ses tours funéraires, dans le sud-ouest de la ville. Selon une source militaire, des combats de rues ont également lieu dans deux quartiers du nord-ouest de Palmyre.

En images:  Palmyre, perle du désert syrien, proie des islamistes

Maamoun Abdelkarim a demandé aux autorités syriennes «de préserver la cité antique des destructions», où l'Etat islamique a déjà réduit en poussière plusieurs trésors archéologiques comme l'Arc de triomphe et les temples de Bêl et de Baalshamin, des symboles de l'essor de cette cité de plus de 2.000 ans. «A mesure que nous approchons du site antique, nous utilisons moins d’armes lourdes et d’artillerie pour ne pas porter atteinte à ce qui reste des ruines», a affirmé une source militaire.

L'EI est également sous forte pression en Irak, où les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'aviation de la coalition internationale dirigée par Washington, ont lancé jeudi une offensive pour reprendre Mossoul , deuxième ville du pays et «capitale» de facto des jihadistes en Irak.

Le numéro 2 de l'Etat islamique aurait été tué

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le groupe djihadiste. Les Etats-Unis ont aussi annoncé avoir tué Abdel Rahmane al-Qadouli, qu'ils considèrent comme le numéro 2 de l'Etat islamique. «Nous éliminons systématiquement le cercle des dirigeants de l'EI, et l'armée américaine a tué plusieurs terroristes clés cette semaine, dont, nous pensons, Haji Imam (surnom de Abdel Rahmane al-Qadouli), qui était l'un des principaux responsables de l'EI, agissant comme leur ministre des Finances et responsable de plusieurs complots extérieurs», a dit le secrétaire à la Défense Ashton Carter lors d'une conférence de presse. 

Le site d'informations Daily Beast a également rapporté la mort d'al-Qadouli, qui selon lui était sur la liste des successeurs potentiels au chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi. La structure de commandement de l'EI demeure secrète et ne figurent sur la liste des Etats-Unis que quelques autres responsables.

Publicité