à nos lecteurs

Une nouvelle page pour Le Temps…

Message du président du Conseil d’administration du «Temps», Stéphane Garelli, à nos lecteurs, après la décision de la Comco d’autoriser Ringier à racheter le journal

La décision de la Commission à la Concurrence d’autoriser Ringier à se porter acquéreur de 92.4% du capital du Temps ouvre une nouvelle page pour votre journal. Pendant la période d’enquête, les actionnaires et le conseil d’administration étaient tenus, comme il se doit, au silence. Donc après les rumeurs, voici quelques faits:

Le Temps restera un journal de qualité pour la Suisse de langue française et au-delà. Il continuera de refléter les différents aspects de notre société: politique, international, économie et culture. Son indépendance éditoriale est garantie.

Si les objectifs restent inchangés, les moyens de les atteindre doivent évoluer. Pour cela une «newsroom» sera créée à Lausanne qui mettra en commun les ressources éditoriales du Temps, de L’Hebdo et d’Edelweiss, édités par Ringier, tout en maintenant leur identité propre et leur ligne éditoriale. Un effort d’investissement important sera fait pour cela, également pour développer notre plateforme digitale – le monde change…

Genève reste le siège légal du Temps avec un conseil d’administration et des actionnaires minoritaires (Claude Demole, Le Monde, les collaborateurs du Temps). La vocation romande du Temps sera préservée ainsi que ses liens privilégiés avec la Suisse alémanique.

Valérie Boagno qui a accompagné Le Temps depuis sa fondation, et l’a dirigé ces dernières années, ainsi que Pierre Veya, le troisième rédacteur en chef (après Eric Hoesli et Jean-Jacques Roth) nous quittent. Avec tous les collaborateurs du Temps, ils ont maintenu la qualité du journal et en ont fait un vrai media de référence en Suisse. Nous leur exprimons ici notre profonde gratitude. Stéphane Benoit Godet, actuellement rédacteur en chef de Bilan et «ancien» du Temps, deviendra le prochain rédacteur en chef.

Nous sommes conscients que cela fait beaucoup de changements. Mais notre conviction est que pour assurer l’avenir du Temps, faire «plus de la même chose» ne suffisait plus. Nous devons faire désormais «mieux et différemment». Nous avons la chance que Ringier partage cette approche et croie dans l’avenir du titre mais aussi dans celui de la presse romande. Michael Ringier a dit que l’achat du Temps était avant tout «une affaire de cœur». Mais pour que le Temps vive et contribue à la qualité de l’information en Suisse romande, il doit aussi se réinventer. C’est ce que nous allons faire maintenant…

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