Revue de presse

John Kerry offre un massage d’épaules amical à Didier Burkhalter

Le geste affectueux du secrétaire d’Etat américain envers le conseiller fédéral, jeudi au Forum de Davos, a fait beaucoup parler de lui. Les médias se délectent de cette relation bilatérale ressoudée entre la Suisse et l’Oncle Sam

Ce sont les images qui ont marqué, ce jeudi au Forum de Davos: ce «geste affectueux» de Kohn Kerry envers le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Qui laisse une interrogation à 20 Minutes: «Etait-ce une manière de remercier la Suisse pour ses bons offices dans le récent échange de prisonniers survenu sur le tarmac de Cointrin entre Téhéran et Washington? Ou tout simplement un geste voulant décontracter l’atmosphère après des discussions qu’on imagine prenantes» au WEF? «Dans les couloirs […], le secrétaire d’Etat américain […] a soudainement saisi son homologue suisse par les épaules.» Ce que le Neuchâtelois semble avoir apprécié. Voici la séquence:

JEAN-CHRISTOPHE BOTT / JEAN-CHRISTOPHE BOTT
JEAN-CHRISTOPHE BOTT
La séquence entre John Kerry et Didier Burkhalter JEAN-CHRISTOPHE BOTT/Keystone / JEAN-CHRISTOPHE BOTT

John Kerry en «best friend» de Didier Burkhalter, «ça le fait», commente le 19:30 télévisuel de RTS Info sur l’air de «Sur nos monts, quand le soleil…», après qu’Obama lui-même eut déjà exprimé publiquement, lundi dernier, la gratitude envers la diplomatie helvétique dans le dossier de la «querelle nucléaire iranienne», selon l’expression du Blick. «Danke Didier Burkhalter, danke Schweiz», renchérit la télévision alémanique. Celle-ci montre une séquence d’interview avec John Kerry, qui revient avec un «remords» vers le journaliste de la SRF, sur fond de magnifique ciel bleu davosien renforçant l’absence de nuages bilatéraux… comme s’il avait oublié de dire «merci» à «Didier Beurkhalteur» et au «peuple suisse» pour leur «puissant soutien»:

Le conseiller fédéral, qui s’est entretenu avec le secrétaire d’Etat, a d’ailleurs qualifié les discussions de «très productives, comme toujours» et de «très directes», selon l’ATS et le Tages-Anzeiger. «Il insiste sur ce très bon «momentum» pour renforcer les liens entre les Etats-Unis et la Suisse. Il y a beaucoup de dossiers communs et d’opérations concrètes: cela aide à une bonne relation.» La Handelszeitung pense notamment à la Syrie et aux «pourparlers prévus» en Suisse, même si ces négociations de paix entre le régime syrien et une partie de l’opposition, qui devaient débuter lundi à Genève, seront probablement retardées de quelques jours. Il reste de toute manière «à convaincre la Turquie et l’Arabie saoudite», prévient la Basler Zeitung.

Lire aussi: Echange de prisonniers avec l’Iran: le rôle de la Suisse salué par Washington (17.01.2016)

Avec John Kerry, «maintenant, «nous nous connaissons bien»: «En anglais, on dirait que nous sommes close», confie le Neuchâtelois à l’Aargauer Zeitung. Mais encore? «Good communication!»: sur les réseaux, ces images ont été abondamment commentées aussi et interprétées comme un «massage d’épaules» spontané, qui fait un sacré bien à ce «sacré gaillard», comme semble le penser John Kerry sur la séquence photographique. Etait-ce la «Journée mondiale du câlin?» se demande ‏@Bernard_Rappaz, rédacteur en chef à la RTS… Oui, les commentaires sont plus ou moins sérieux, comme en témoigne également le compte Twitter parodique du conseiller fédéral de Bursins:

Quant au site Ticino News, il émet une autre hypothèse: et si, «plutôt qu’un échauffement» du trapèze, c’était un signe d’approche pour «un futur bureau de secrétaire général de l’ONU?»

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