Coup de griffe

Asmara, pas Astana, Monsieur Béglé!

Après la polémique de son voyage en Erythrée, Claude Béglé veut montrer qu’il s’est renseigné sur le pays et affirme, comme l’UDC, que ceux qui fuient «le régime autoritaire mis en place à Astana» sont «surtout des migrants économiques». Astana, la capitale du Kazakhstan? Vous n’étiez pas en Erythrée, Monsieur Béglé?

Il s’est fendu d’un texte qui tient sur sept pages A4. Comme une poignée d’autres politiciens, Claude Béglé (PDC/VD) a passé une semaine en Erythrée, un voyage qui a déclenché une polémique, le pays n’étant pas vraiment celui des droits de l’homme. Toujours très désireux que les médias parlent de lui, même quand il se fait asticoter, il a envoyé son texte à des journalistes. Chaque occasion est bonne pour faire parler de soi, et encore plus quand on est accusé de répondre naïvement à la propagande orchestrée par un régime peu recommandable. Ainsi donc, Claude Béglé veut montrer qu’il n’est pas dupe, qu’il s’est renseigné sur l’Erythrée. Dans son texte, il parle de «régime dictatorial», mais dit que «la comparaison avec la Corée du Nord est excessive», qu’il a pu circuler «librement» dans les rues de la capitale et «parler sans témoin à la population», lui qui n’a pu visiter aucune prison. Il ose aussi dire, comme l’UDC, que ceux qui fuient le pays et «le régime autoritaire mis en place à Astana» sont «surtout des migrants économiques». Euh… Astana, la capitale du Kazakhstan? Vous n’étiez pas en Erythrée, Monsieur Béglé?

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