Digitale attitude

L'actualité, une très bonne raison d'être sur Facebook

Principal avantage: aujourd'hui, le réseau social est devenu la première destination où consulter l'actualité sur Internet 

Si vous n’êtes pas sur Facebook, c’est peut-être pour de mauvaises raisons. Vous estimez que c’est une perte de temps, qu’il n’y a rien d’intéressant ou que c’est beaucoup trop invasif au niveau de la vie privée. Chronophage et intrusif, je vous l’accorde, mais inintéressant? C’est tout le contraire.

Le réseau social lancé à l’origine pour connecter des étudiants entre eux, puis rendu accessible au grand public, n’a pas toujours été utilisé à bon escient, c’est vrai. Mais Facebook, depuis longtemps, n’est plus simplement une vaste cour de récréation virtuelle. Le réseau social s’est transformé pour devenir aujourd’hui la première destination où consulter l’actualité sur Internet.

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Plus de 350 médias parmi les plus prestigieux – dont le New York Times, The Guardian, la BBC, Les Echos ou Libération – publient déjà une sélection de leurs articles dans l’application iOS. Le Washington Post publie même la totalité de son contenu. Et dès le mois d’avril, ce service baptisé «Instant Articles» sera disponible pour tous les éditeurs, «quelles que soient leur taille et leur importance». Leur modèle économique? Générer des revenus à travers la publicité.

Si les médias sont d’accord de se dédoubler ainsi, c’est parce que Facebook est devenu la source principale des Millennials (18-33 ans) pour se tenir au courant de l’actualité. Et leur mobile, l’écran de prédilection pour la consulter. Sur Facebook, les sujets filtrés par des algorithmes, la rapidité d’affichage – 10 fois plus vite qu’une connexion standard – les vidéos en direct, l’intelligence artificielle derrière «M» – l’assistant virtuel de Messengertoutes les technologies au banc d’essai sur cette plateforme contribuent à améliorer la performance et à enrichir le contenu.

Il est vrai que Facebook nous suit à la trace lors de nos déplacements sur le Web, cible nos intérêts d’après nos habitudes de lecture. Il traque même les mouvements de nos curseurs sur sa page. Mais malgré tout, à condition d’accepter qu’il n’y a pas de vie privée sur Internet – si vous n’êtes pas sur Facebook, vous passez à côté d’une véritable révolution: celle qui est en train de se dérouler dans la manière de distribuer et de consommer l’info.

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