Technologie

Des mini-robots inspirés des abeilles et des fourmis s’auto-organisent

S’inspirant d’insectes comme les abeilles et les fourmis, des chercheurs américains ont créé plus d’un millier de mini-robots capables de communiquer entre eux pour se rassembler et créer ensemble des formes comme des étoiles, sans aucune intervention humaine

Ces robots, baptisés Kilobots, sont munis de petits moteurs à vibrations qui leur permettent de se déplacer en glissant, ainsi que d’un système de communication à infrarouge, précisent leurs créateurs, dont Radhika Nagpal, professeur d’informatique à l’Institut Wyss de l’Université Harvard, principal auteur des travaux publiés jeudi dans la revue américaine Science.

Grâce à un programme informatique qui simule trois comportements collectifs de base, ces 1024 Kilobots sont capables d’interagir avec leurs voisins pour s’informer de leur mouvement.

Bien qu’ils fassent encore quelques erreurs en se rassemblant pour donner naissance à des formes comme une étoile ou des lettres, ils ne renoncent jamais à leur tâche.

Ces chercheurs estiment que des programmes plus avancés pourraient permettre à ces essaims de robots de se réorganiser en cas de dommage étendu à la structure qu’ils forment ou de s’attacher les uns aux autres, à l’instar des ponts que les fourmis forment avec leurs corps au-dessus de l’eau.

«Nous nous inspirons surtout de systèmes dans lesquels les individus sont capables de s’auto-assembler pour régler des problèmes», explique Radhika Nagpal.

Son groupe de recherche avait dévoilé en février dernier des robots bâtisseurs capables de fonctionner de façon autonome et de réaliser des constructions complexes qui s’inspiraient des termites.

Comme ces insectes, ces robots peuvent transporter des briques, construire des escaliers avant de les gravir pour ajouter des éléments de construction à une structure.

Ils obéissent à des instructions de base simples pour exécuter un projet de construction de façon indépendante, exactement comme les termites.

Ils avaient présenté cette avancée en robotique à la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS).

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