Climat

Cop21: selon l'ONU, un engagement des Etats permettrait de limiter le réchauffement à 2°C

A un mois de l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat de Paris, les Nations unies dressent le bilan des engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Il ne serait pas trop tard. Selon l'ONU, un engagement des Etats permettrait de limiter le réchauffement climatique à 2°C. A un un mois de l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat de Paris, les Nations unies ont dressé, vendredi, le bilan des engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

En l'état actuel, ils conduisent tout droit vers un réchauffement de la planète proche de 3 °C, voire même davantage selon les ONG. Très loin en tout cas de l’objectif fixé à la COP21, qui est de parvenir à un accord universel contenant la hausse des températures sous la barre de 2 °C.

Rapport optimiste

«Un effort mondial sans précédent est en cours» et permet d'envisager de pouvoir rester sous les 2°C, souligne l'ONU dans ce rapport publié à Berlin. «Des réductions d'émissions de gaz à effet de serre beaucoup plus importantes» seront nécessaires dans les prochaines années pour rester sous cette limite, avertit cependant l'ONU.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a calculé qu'il ne fallait pas émettre plus de 1000 gigatonnes de CO2 pour avoir de bonnes chances de respecter l'objectif des 2°C. Cela constitue le budget carbone» de l'Humanité. Avec les engagements actuels, 72 à 75% de ce «budget» auront été consommés en 2030.

Selon les projections de l'ONU, les émissions cumulées atteindraient environ 540 gigatonnes en 2025 et 748 gigatonnes en 2030. Les 146 pays avaient jusqu'au 1 er octobre 2015 pour annoncer leurs engagements. Ces 146 pays représentant 86% des émissions mondiales.

Efforts insuffisants

Le premier accord engageant l'ensemble des Etats de la planète dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre est espéré à Paris lors de la conférence climat (30 novembre-11 décembre). Reprenant une estimation réalisée par le groupe Carbon action tracker (CAT), les Nations unies estiment que les engagements nationaux «ont la capacité de limiter à 2,7°C l'élévation de la température».

«Ce n'est en aucun cas suffisant», car encore synonyme de dérèglements climatiques majeurs «mais cela est beaucoup plus bas que les 4 ou 5 degrés ou plus de réchauffement projetés par beaucoup avant les engagements», a commenté Christina Figueres, la secrétaire genérale de la Convention climat de l'ONU, dans un communiqué. La température moyenne de la planète a déjà gagné 0,8°C depuis l'ère pré-industrielle, ce qui provoque déjà des perturbations du système climatique.

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