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Ehang 184, le super drone chinois qui peut transporter un humain

La société chinoise Ehang a présenté au Consumer Electronics Show de Las Vegas un drone conçu pour concurrencer les taxis

Dans le deuxième volet de «Retour vers le futur», le jeune Marty est plongé dans un univers où les voitures défilent dans le ciel. Une fiction qui en a fait rêver plus d'un. Et a donné des idées à la société chinoise Ehang, bien déterminée à nous faire voler. Au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, elle vient de dévoiler un drone géant capable de transporter une personne. L’appareil baptisé «184» fonctionne en totale autonomie. Il suffit de s’installer dans le siège et de choisir sa destination sur une application smartphone pour que l’appareil prenne son envol.

«Dix fois mieux» qu’une Ferrari

«Vous connaissez la sensation d’être assis au volant d’une Ferrari? C’est dix fois mieux», s’enthousiasme George Yan, dans une interview au Daily Mail. Le co-fondateur de l’entreprise spécialisée dans la conception de drones assure que sa dernière innovation ne présente aucun danger: «Tout est calculé pour choisir le meilleur itinéraire, il n’y a aucun risque de collision avec d’autres appareils en vol». En cas d’urgence, le drone électrique se met en vol stationnaire.

La première version de l’appareil décolle grâce à huit hélices accrochées à quatre bras métalliques. D’une autonomie de 16 kilomètres environ, elle peut circuler dans les airs à une vitesse proche de 100 km/h. Les concepteurs voient bien leur drone remplacer les taxis et pourquoi pas, à terme, les voitures des particuliers. La société chinoise ne manque pas d’arguments pour vendre son concept. Selon elle, son drone pourrait limiter les embouteillages et réduire «de façon spectaculaire» les accidents de la route.

Le frein de la réglementation

Les concepteurs du «184» d’Ehang, en développement depuis deux ans et demi, espèrent sortir une version commerciale de l’appareil avant la fin de l’année 2016. Mais le drone devra d’abord passer une batterie de tests de sécurité et obtenir l’autorisation des pays dans lesquels il souhaite prendre son envol.

Le lancement est prévu en Chine. Mais l'exportation du drone est loin d’être un pari gagné d’avance. La Federal Aviation Administration, l’agence qui réglemente l’aviation civile aux Etats-Unis, n’a pas donné son autorisation. La société Ehang espère tout de même convaincre les autorités américaines avant de s’implanter en Nouvelle-Zélande et en Europe, avance The Wired. Dans plusieurs pays, le durcissement de la législation sur les aéronefs pourrait toutefois clouer au sol le super drone chinois. Sans compter le prix: il faudra débourser entre 200 000 et 300 000 dollars pour s'offrir un tel enfin. De quoi redescendre sur terre.   

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