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Wawrinka joue l’as des aces et attend Djokovic

Le Vaudois élimine le Japonais Kei Nishikori avec autorité (6-3 6-4 7-6) et retrouve le dernier carré à l’Open d’Australie

Il faudra se lever tôt pour ravir l’Open d’Australie à Stan Wawrinka. Mercredi, dès l’aube, tandis que blanchissait la campagne de son Gros-de-Vaud natal, le tenant du titre a surclassé Kei Nishikori dans la chaleur australe de Melbourne. La victoire du Vaudois, acquise en trois sets, 6-3 6-4 7-6 (8/6), et en un petit peu plus de deux heures de jeu seulement, ne souffre d’aucune discussion. Malgré une petite frayeur au début de la troisième manche (huit points perdus consécutivement pour être mené 2-0) et dans le tie-break (quand Nishikori sauva cinq balles de match pour revenir de 1-6 à 6-6), Wawrinka a mené son quart de finale comme il l’entendait. C’est toujours lui qui a dicté le jeu, gênant considérablement son adversaire par sa longueur de balle. L’écart a paru immense entre le quatrième mondial et son suivant immédiat au classement. Nishikori avait pourtant battu Wawrinka au dernier US Open, où le Suisse s’était frustré tout seul de ne pas jouer aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Rien à regretter cette fois-ci. Beaucoup plus puissant que son rival, beaucoup plus dangereux au service (20 aces), Wawrinka a parfaitement géré les points importants du match. Le signe d’un joueur en pleine confiance, serein et déterminé.

Invaincu à Melbourne depuis onze rencontres, Wawrinka n’a pas encore perdu cette saison en compétition officielle. Sa dernière défaite est ce match qu’il n’aurait jamais dû laisser filer en demi-finale du Master contre Roger Federer en novembre dernier. Depuis, il a remporté la coupe Davis et le tournoi de Chennai. Pour la première fois de sa carrière, il a enchaîné trois quarts de finale de suite en Grand Chelem.

C’est la troisième fois que Stan Wawrinka accède au dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem. Il affrontera le vainqueur du dernier match de ces quarts de finale, qui doit opposer en night session le Serbe Novak Djokovic et le Canadien Milos Raonic. En 2013 (défaite en huitième de finale) comme en 2014 (victoire en quart de finale), son opposition à Djokovic avait produit deux matchs restés dans les mémoires. Contre le numéro 1 mondial, Wawrinka n’aurait rien à perdre et jouerait certainement plus libéré que s’il devait affronter le jeune colosse canadien d’origine monténégrine (24 ans, 1m96).

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