Football

Présidence de la FIFA: Platini, c'est fini

Suspendu huit ans et pressé par le temps pour faire recours, le Français renonce à se présenter à l'élection

Michel Platini ne sera pas le prochain président de la FIFA. Suspendu huit ans de toute activité liée au football par la commission d'éthique de l'institution le 21 décembre, le Français a décidé de renoncer à se présenter à l'élection prévue le 26 février, a-t-il annoncé jeudi à L'Equipe. Il était pris par le temps: la date limite de l'enregistrement des candidatures est fixée au 26 janvier. Or, la sienne restait suspendue aux recours qu'il devait déposer devant la commission ad-hoc de la FIFA dans un premier temps, puis devant le Tribunal arbitral du sport.

«Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne? Pourtant, quand Blatter s'est retiré (le 2 juin, ndlr), j'ai reçu 150 soutiens déclarés», a-t-il rappelé. C'est un fait: l'ancien meneur de jeu des Bleus était le grand favori à la succession de Sepp Blatter. Mais il a été rattrapé par un paiement controversé de 2 millions de francs reçu en 2011 pour un travail achevé en 2002, qui lui vaut sa suspension de huit ans. Restent, en lice, cinq candidats, dont le Haut-Valaisan Gianni Infantino, «plan B» de l'UEFA qui devient donc un «plan A» - voire un favori tout court - avec le retrait de son président déchu Michel Platini.

Utiliser toutes les voies de recours possible pour la faire invalider: voilà ce à quoi va se consacrer celui qui a toujours clamé son innocence. Mais concernant la présidence de la FIFA, le chevalier blanc a bel et bien fini par déposer les armes.

Publicité