SUccession au Conseil fédéral

L’après-Couchepin

Pascal Couchepin a remis sa démission pour le 31 octobre 2009. La course à sa succession a été lancée avec ferveur et frénésie à peine l’annonce faite, vendredi 12 juin dernier. S’en est suivi une campagne inédite, longue et difficile.

» Exprimez-vous. Qui pour succéder à Pascal Couchepin? » Exprimez-vous. L’appartenance culturelle d’un conseiller fédéral est-elle prépondérante? » La question latine » Les jeux de pouvoir » L’adieu à Pascal Couchepin » Les candidats: leurs atouts, leurs faiblesses » Pourquoi la «question femme» restera marginale le 16 septembre

Le Parti libéral-radical revendique évidemment le siège. Il fait valoir le fait que, depuis que les deux anciennes formations libérale et radicale ont fusionné sur le plan national, il a conforté sa place de troisième parti politique du pays. Il représente une force électorale de 17,5%, contre 14,4% pour le PDC.

Les démocrates-chrétiens ne l’entendent toutefois pas de cette oreille. Le groupe parlementaire qu’ils ont constitué avec les Verts libéraux et les Evangéliques leur permettent de surmonter le handicap de la force électorale. Au parlement, ils forment un groupe de 52 élus (46 démocrates-chrétiens, 4 Verts libéraux, 2 Evangéliques), contre 47 pour le groupe libéral-radical. Ils estiment ainsi avoir droit au siège libéré par Pascal Couchepin.

L’élection du successeur du conseiller fédéral valaisan aura lieu le mercredi 16 septembre.

Etat de la course à la succession du Valaisan

Parti libéral-radical

Didier Burkhalter

Agé de 49 ans, l’ancien conseiller communal (Exécutif) de la Ville de Neuchâtel et actuel conseiller aux Etats passe pour un penseur qui cherche des solutions originales à des problèmes lancinants, comme l’efficacité du gouvernement ou les missions de l’armée. Ces dernières semaines, Didier Burkhalter avait failli convaincre les observateurs, à force de confier ses états d’âmes, qu’il n’avait guère envie de siéger au Conseil fédéral. Pourtant, à l’issue des auditions du parti le 28 août, le Neuchâtelois a impressionné par sa détermination et son excellente connaissance de l’allemand. C’est donc tout naturellement que le groupe PLR l’a désigné sur son double ticket.

> «Faire de la finance suisse le leader mondial» La politique économique de Didier Burkhalter, conseiller aux Etats radical, Neuchâtelarticle paru le 28/8/2009

> Avec Didier Burkhalter et Christian Lüscher, le PLR ratisse large Après deux mois et demi d’incertitudes, pour le Parti libéral-radical (PLR), l’heure de vérité a sonné. A l’issue des auditions de ses prétendants à la succession de Pascal Couchepin le 28 août, le groupe s’est décidé en faveur d’un double ticket comportant les noms de Didier Burkhalter accompagné, é la surprise générale, de celui de Christian Lüscher. Mais la journée a surtout confirmé la montée en puissance du Neuchâtelois, qui s’est montré déterminé.article paru le 29/8/2009

> Didier Burkhalter. «La position de notre pays exige une présidence plus forte» Premier candidat à briguer la succession de Pascal Couchepin, le Neuchâtelois Didier Burkhalter insiste sur l’importance qu’il accorde à la concordance et à la recherche du consensus.article paru le 11/7/2009

Christian Lüscher

A 45 ans, l’ex-député au Grand Conseil genevois et conseiller national depuis deux ans n’a pas l’expérience d’un exécutif. Une lacune que l’associé de Charles Poncet veut combler en mettant en avant son rôle de leader à la tête d’une étude d’avocats renommée de la place genevoise. Ses qualités de bosseur et sa très bonne connaissance des dossiers relevant des affaires juridiques, bancaires ou fiscales sont reconnues à Berne. Sa mauvaise maîtrise de l’allemand est en revanche critiquée. Au sein du parti libéral-radical, il se situe à droite et n’en n’a jamais fait mystère. Ses accointances avec l’UDC et ses discours très tranchés sur des thèmes comme la sécurité lui valent de solides inimitiés à gauche. Un personnage double face et une candidature qui a pourtant séduit le groupe PLR, puisque ce dernier le fait figurer sur son double ticket, aux côtés du Neuchâtelois Didier Burkhalter.

> «Abolir le droit de timbre» Le programme économique de Christian Lüscher, conseiller national libéral-radical, Genève.article paru le 28/8/2009

> Avec Didier Burkhalter et Christian Lüscher, le PLR ratisse large Après deux mois et demi d’incertitudes, pour le Parti libéral-radical (PLR), l’heure de vérité a sonné. A l’issue des auditions de ses prétendants à la succession de Pascal Couchepin le 28 août, le groupe s’est décidé en faveur d’un double ticket comportant les noms de Didier Burkhalter accompagné, é la surprise générale, de celui de Christian Lüscher. Mais la journée a surtout confirmé la montée en puissance du Neuchâtelois, qui s’est montré déterminé.article paru le 29/8/2009

> Interview: «Je me considère comme un libéral convaincu» Le candidat libéral genevois Christian Lüscher évoques les raisons de ses aspirations gouvernementalesarticle paru le 25/7/2009

> Le libéral genevois Christian Lüscher s’autoproclame candidat au Conseil fédéral Le conseiller national de 45 ans a écrit au président des libéraux du canton pour annoncer qu’il veut se lancer dans la course à la succession Couchepin. Un coup de force qui trouble le jeu fédéral et qui déstabilise le parti cantonal.article paru le 10/7/2009

> A Berne, Christian Lüscher plaît à l’UDC Les compétences du libéral genevois, au discours populiste selon la gauche, sont reconnues.article paru le 10/7/2009

La lettre de Christian Lüscher au Parti libéral genevois

Fulvio Pelli

Le président du Parti libéral-radical suisse ne souhaite pas être candidat. Il l’a répété à qui voulait l’entendre depuis l’annonce de la démission de Pascal Couchepin. Mais personne ne l’a cru. Tout simplement parce que l’UDC, sans qui le PLR n’a aucune chance de conserver le siège de Pascal Couchepin, a déjà signalé que le Tessinois, âgé de 58 ans, était quasiment le seul qu’elle était prête à soutenir. Mais le 28 août, le groupe PLR en a décidé autrement, en présentant un doucle ticket en faveur des candidats Didier Burkhalter et Christian Lüscher.

> Editorial. Un jeu de dupes article paru le 11/8/2009

> Fulvio Pelli dirige la manœuvre comme une partie d’échec Le président tessinois du Parti libéral-radical avance ses pions l’un après l’autre et déconcerte aussi bien ses adversaires que ses partenaires politiques.article paru le 12/8/2009

> Fulvio Pelli dit presque «oui» La porte s’entrouvre pour une candidature de Fulvio Pelli à la succession de Pascal Couchepin. Le président du PLR s’est dit à la disposition de son parti, mais pas candidatarticle paru le 11/8/2009

> Fluvio Pelli, la placidité trompeuse Le président du PLR reste le mieux placé dans son parti, pour autant que le siège de Pascal Couchepin reste radical. Portraitarticle paru le 20/6/2009

Parti démocrate-chrétien

Urs Schwaller

Singinois pur sucre, mais parfaitement bilingue, Urs Schwaller (56 ans) peut-il représenter la Suisse romande au Conseil fédéral? Dès l’annonce de l’intérêt du PDC pour le fauteuil vacant, cette question a alimenté les journaux et les conversations. Sans qu’on y apporte une réponse définitive pour l’instant. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été lancée par Fulvio Pelli: le chef du groupe parlementaire démocrate-chrétien est sans doute l’un des adversaires les plus sérieux pour le PLR.

> «Je n’irai pas au Conseil fédéral pour rêver» Le démocrate-chrétien fribourgeois Urs Schwaller formule déjà des propositions concrètes à mettre en œuvre au Département de l’intérieurarticle paru le 2/9/2009

> «Vite rétablir l’équilibre des assurances sociales» Le programme économique d’Urs Schwaller, conseiller aux Etats démocrate-chrétien, Fribourgarticle paru le 28/8/2009

> La Constitution n’empêche pas l’élection d’Urs Schwaller Selon le professeur de droit Vincent Martenet, les dispositions constitutionnelles relatives à la représentation des minorités linguistiques laissent à l’Assemblée fédérale une marge de manœuvre suffisante pour élire un bilingue à la succession de Pascal Couchepinarticle paru le 18/8/2009

> Urs Schwaller, le joker du PDC, se voit en futur ministre de la Santé Le conseiller aux Etats fribourgeois a bétonné son discours, séduisant tour à tour la gauche et l’UDCarticle paru le 14/8/2009

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