Terrorisme

Pierre Maudet: «Le niveau de la menace est effectivement monté d’un cran»

Le conseiller d’Etat genevois avait organisé jeudi dernier une conférence de presse consacrée aux mesures sécuritaires et sociales mises en place pour faire face au nouveau contexte né des attentats. La réalité vient rattraper un peu le scénario

Le Temps: Comment évaluez-vous la menace qui pèse désormais sur Genève?

Pierre Maudet: Le niveau de la menace est effectivement monté d’un cran depuis que la Confédération nous a transmis des informations sur la présence de plusieurs suspects sérieux à Genève. Cette élévation du degré de vigilance nous a obligés à communiquer les raisons du déploiement visible de policiers, mais les détails de l’enquête, désormais menée par le Ministère public, doivent rester confidentiels. Cela étant, nous ne sommes pas dans le cas de figure de Bruxelles, et on ne peut pas dire qu’un attentat a été déjoué ici aujourd’hui.

L’alerte s’est-elle accentuée durant la journée?

Non. Le niveau est resté le même. Il n’est ni plus grave, ni moins grave. On reste sur le dispositif mis en place et il sera reconduit tant que cette menace plus précise n’aura pas disparu.

Des personnes ont-elles déjà été interpellées à Genève en lien avec ces nouvelles informations?

Cette question relève du Ministère public. Je ne peux dès lors pas me prononcer.

La population a-t-elle des raisons de s’inquiéter?

Je me suis engagé la semaine dernière à informer régulièrement sur la situation. Depuis les attentats de Paris, nous sommes entrés dans une autre dimension. Cela étant, cette communication vise avant tout à rassurer la population, qui pourrait être effrayée par des informations décousues venant à fuiter dans la presse. Le gouvernement a un devoir d’information.

Selon nos informations, un ami de Salah Abdeslam, un des auteurs des attentats de Paris, se trouvait dans la camionnette qui a fui un contrôle policier le 8 décembre. Pouvez-vous le confirmer?

Cela relève de l’enquête. Je ne peux pas répondre.

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