Allocution

Cette fois comme président, Johann Schneider-Ammann défend les bilatérales

Dans son allocution de début d'année, le conseiller fédéral – bernois – à l'Economie vante Bâle, cité ouverte, et puissante en matière de recherche

L'hommage du Bernois à Bâle. Dans son allocution pour 2016, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, président de la Confédération cette année, a pris la cité de Novartis comme exemple. Elle représente «un condensé de la Suisse», grâce à ses connexions avec les pays voisins, entre autres par son port fluvial.

Ainsi, Bâle démontre son implication dans l'économie mondiale; c'est la vigueur «d'une Suisse où science, recherche et économie s’allient dans un espace restreint», les secteurs d'activité évoqués étant précisément ceux du portefeuille du ministre de l'Economie.

«L'ouverture fait notre succès»

Le président rappelle brièvement les douleurs de 2015, oubliant les premiers attentats de Paris en janvier pour faire démarrer l'année par le choc du franc fort, avant d'en venir au terrorisme. De toute manière, son propos tient bien davantage de la politique intérieure: alors que 2016 va être marquée par les tentatives de mise en œuvre de l'initiative dite «contre l'immigration de masse», le Conseil fédéral fera tout pour défendre le système bilatéral mis en place avec Bruxelles, indique le ministre.

Dans ses mots, «nous devons assurer la voie bilatérale et préserver ainsi notre souveraineté. L’ouverture au monde a toujours été notre devise. Elle a fait notre succès.» Message à l'UDC, dont les récentes manœuvres déstabilisent, à dessein, les liens entre Suisse et UE.

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L'emploi comme priorité

Au reste, comme le collège le montre de manière plutôt ostensible sur la traditionnelle photo de l'année, le chef de l'Economie insiste sur son slogan: «Tous unis pur l'emploi et la Suisse».

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Ce qui implique de nécessaires réformes, le président citant d'emblée celle de la prévoyance et de l'AVS, le délicat chantier de son collègue socialiste Alain Berset. Et de garder un mot pour le «devoir humanitaire» du pays, en glissant que la Suisse doit «soulager les souffrances des réfugiés dont l’intégrité corporelle et la vie sont menacées». Mais attention, «cette générosité n’est pas à sens unique. Celles et ceux que nous accueillons doivent aussi respecter nos règles.»

La page où les amateurs peuvent télécharger l'allocution.

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