Un soldat suisse (2e depuis la gauche) en Afghanistan. Les militaires s’occupaient de reconstruction civile et d’administration. (DDPS)

Les câbles américains révèlent les dessous du retrait suisse décidé en 2008. Et notamment les dissensions survenues alors au Conseil fédéral
Le patron de la société soleuroise Quartzcom explique comment Washington suit à la trace ses transactions, sans doute en lisant ses e-mails. L’affaire illustre l’enjeu que représente la lutte contre la prolifération pour l’industrie suisse
Les câbles américains montrent pourquoi le projet de traité commercial avec les Etats-Unis a échoué. Et comment l’histoire est en train de se répéter avec l’Europe
Les câbles WikiLeaks en possession du «Temps» révèlent de fortes tensions entre Russes et Américains à Genève. Retour sur un traité majeur
Un missile balistique pakistanais . Le Pakistan a approché des entreprises suisses pour le revêtement de ces engins. (AFP)

Avides de technologies militaires de pointe, l’Iran, la Syrie et d’autres prospectent auprès de PME helvétiques. Berne a bloqué plusieurs ventes de produits sensibles
La Suisse représente les intérêts américains à La Havane depuis le 6 janvier 1961, après la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Cuba. Ce mandat de puissance protectrice a été marqué par des événements exceptionnels. Depuis 1977 toutefois, sa portée est plus restreinte
Un haut fonctionnaire suggérait aux Américains des moyens de reprendre ces blindés pour l’Irak, alors que le Conseil fédéral venait de durcir sa politique
Micheline Calmy-Rey en Iran, en mars 2008. Si la polémique médiatique tourne surtout autour du voile que portait la conseillère fédérale, tout sourire aux côtés de Mahmoud Ahmadinejad, les Américains, eux, s’indignent surtout du contrat EGL, qu’ils tentent de bloquer depuis près d’un an. (Ali Agharabie / AFP)

Le Département des affaires étrangères se voyait tenir un rôle décisif pour débloquer les négociations nucléaires et gagner un gros accord gazier. Il n’a pas ménagé ses efforts, quitte à créer une crise diplomatique avec les Etats-Unis. Au final, il a été rappelé à l’ordre, et le contrat a été gelé
Des câbles révèlent l’histoire orageuse des Etats-Unis, entre 2006 et 2008, avec l’organisation basée à Genève. Fâchée contre la Suisse et l’Europe, la mission américaine a piétiné face au bloc islamique
Le colonel libyen avait confié son funeste projet au commandant en chef des forces américaines en Afrique
Sakhr al-Materi, le gendre du président tunisien qui avait fait main basse sur de larges pans de l’économie nationale, cherchait en 2008 à assurer ses arrières en demandant un permis d’établissement dans le canton de Genève. L’ambassade suisse à Tunis, harcelée de plusieurs manières, a résisté aux pressions du pouvoir
Saïf al-islam Kadhafi est peut-être la figure la plus connue des Libyiens après son père Mouammar, mais il était récemment isolé face à ses frères et soeurs, voire face à ses parents, révèle un câble diplomatique américain en possession du Temps
En 2008, les diplomates américains s’interrogent sur le négociant pétrolier basé à Genève. Les câbles de WikiLeaks révèlent les détails obtenus par ces derniers sur les commissions touchées par Gunvor sur les exportations de pétrole russe à destination de la Hongrie
Les câbles diplomatiques américains ne révèlent pas les dessous du bras de fer fiscal de 2009. Mais ils montrent la priorité réelle des Etats-Unis: signer au plus vite une convention fiscale avec la Suisse
Henry Crumpton. En 2006, l’ancien baroudeur de la CIA s’est livré à une critique cinglante des services suisses.

Les câbles diplomatiques révèlent la déception des Américains face à l’inefficacité de leur partenaire suisse dans la lutte contre Al-Qaida
Un document inédit révèle les détails de la visite officielle, à Berne, de l’émissaire Daniel Fried, chargé de réaffecter les détenus «libérables» de la base américaine de Cuba. Les Américains ont insisté sur le cas des deux Ouïgours
Les câbles diplomatiques américains révèlent les réseaux helvétiques de la fille du président ouzbek. Et le rôle central de Zeromax, une étrange société de Zoug mise en liquidation l’été dernier
Dick Marty en janvier 2006, au moment de la présentation de son premier rapport sur les vols secrets de la CIA. (Keystone)

Des câbles diplomatiques inédits en possession du «Temps» montrent comment le gouvernement suisse a cédé aux pressions américaines alors qu’il affirmait publiquement vouloir faire la lumière sur le transfert par la CIA d’un présumé terroriste. Survol illégal de la Suisse, accusations infondées contre l’homme kidnappé en plein jour: de tout cela, la Suisse n’a rien voulu savoir, au nom des bonnes relations bilatérales avec les Etats-Unis
Jean-Pierre Gontard, ici avec le commandant des FARC Ricardo Palmera, alias Simon Trinidad. Des câbles diplomatiques américains évoquent avec scepticisme le rôle d’intermédiaire joué par la Suisse pour obtenir des FARC la libération d’Ingrid Betancourt. San Vicente del Caguan, 15 juillet 2008
Les câbles diplomatiques soulignent le scepticisme américain face aux efforts de médiation suisses en Colombie. On y lit que l’émissaire Jean-Pierre Gontard aurait «arrangé» le séjour à Lausanne de plusieurs proches de trois hauts dirigeants des Forces armées révolutionnaires colombiennes. L’intéressé confirme leur présence mais nie y avoir joué un rôle
Comment les FARC ont tenté de racketter Nestlé. Glencore et sa volonté de «casser les syndicats» de mineurs
Les Saint-Gallois font l’objet de plusieurs mémos de la diplomatie américaine
Cinq mille huit cent quatorze documents parlent de la Suisse, parmi l’immense masse de câbles diplomatiques que cinq grands journaux ont commencé de publier le 28 novembre dernier. Le Temps les a obtenus, et il en a partagé l’exploitation avec la Neue Zürcher Zeitung. Premier aperçu de nos recherches