Le Temps: Votre réaction à chaud?

Susanne Bergius: 20% des électeurs ont voté pour le libre choix de l'école. Cela confirme un besoin. On ne peut pas ignorer une personne sur cinq quand il s'agit de la formation. Bien sûr, nous espérions plus, mais notre premier but est atteint. Nous avons brisé un tabou et amené ce sujet sur l'agenda politique dans toute la Suisse. Il s'agit d'un combat inégal entre des parents bénévoles d'un côté, autorités et syndicats de l'autre.

- Si votre initiative rate à Bâle-Campagne, terre favorable à l'école privée, a-t-elle encore une chance ailleurs?

- Bien sûr. En Suisse, il faut s'y prendre à plusieurs reprises pour obtenir gain de cause. Il suffit de penser au droit de vote des femmes ou à l'assurance maternité.

- L'échec bâlois remet-il en cause la suite des opérations pour le Lobby des parents?

- Non. La récolte des signatures est en cours dans trois cantons (BS, SO, TG). Dans le canton de Vaud, notre initiative est déposée en vue de son examen préliminaire. Elle devrait être lancée en janvier ou février.

- Les électeurs bâlois ont soutenu le contre-projet du parlement, qui augmente la subvention cantonale annuelle par enfant fréquentant l'école privée. Pourquoi ne pas lutter plutôt pour ce type de solutions?

- J'encourage toute personne à le faire. Mais notre organisation entend vraiment défendre le libre choix pour chaque élève. Subventionner les écoles privées ne suffit pas.