MIX11, la nouvelle production de la compagnie genevoise, regroupe quatre pièces différentes, autant d'explorations du mouvement, de la rencontre, des sensations ou du libre-arbitre. Kiokou, de Ken Ossola, dessine un voyage dans le passé, entre rêve et réalité. Des souvenirs qui s'estompent ou affleurent, avant de s'évanouir dans l'infini. Master of puppets, d'Isabelle Chaffaud et Jérôme Meyer, entend célébrer «la liberté explosive de l'individualité». Comment, dès lors, composer avec l'espace et le temps dictés par la chorégraphie? Pulsework, d'Alexander Ekman, construit un rythme sur le plateau avec les corps, conçus ici comme des instruments de percussion, le souffle et le rire. Quant à Six years later, de Roy Assaf, il met en scène les retrouvailles de deux personnes, dont on ignore ce qui a pu les unir, puis les séparer. Ce qui importe, sans doute, c'est ce point de fusion…