D'une manière ou d'une autre, tous les établissements bancaires ont eu à subir - et subiront encore - les turbulences du système financier mondial. Mais au sortir des plus gros coups de vent subis, on constate que plusieurs banques peuvent se passer des soutiens étatiques, sont mieux positionnées et saisissent déjà les opportunités de croissance qui se présentent. A l'échelle européenne, Le Temps met en évidence trois établissements qui, en l'état, sortent gagnants d'un automne meurtrier: HSBC, première banque au monde par son bilan; BNP Paribas, désormais première banque de dépôts de la zone euro et fidèle à son modèle de banque universelle; et l'espagnole Banco Santander, qui poursuit son internationalisation. D'autres établissements, et de plus petite taille, ne sont pas en reste. Parmi les succès constatés: la Banque Heritage à Genève, la Banque Privée Edmond de Rothschild ou la National Bank of Abu Dhabi.

Aux Etats-Unis, le président américain George Bush et les dirigeants européens se sont entendus samedi à Camp David pour organiser plusieurs sommets, dont le premier devrait avoir lieu aux Etats-Unis, en novembre. Le temps de l'après-crise et des réformes à apporter semble avoir commencé.