Au total, 45'030'453 actions ont été servies à BASF en date du 28 octobre, selon un rapport intermédiaire de la banque Vontobel publié mercredi. Au cours de clôture de mardi, soit 46,38 francs, le paquet vaut quelque 2,09 milliards de francs.

En comptant les actions Ciba que BASF détenait avant son offre publique d'achat (OPA), le géant allemand possède 66,665% de sa cible. Et en y intégrant les actions détenues en propre par Ciba, la participation se monte à 69,382%.

Au moins deux tiers

Lors du lancement de l'OPA, BASF avait mis comme condition une prise de participation d'au moins deux tiers pour considérer que son offre ait abouti. Cette condition portait toutefois sur les titres détenus par BASF et non sur les actions détenues par Ciba lui-même.

Le groupe allemand publiera lundi prochain le résultat définitif de l'opération. En fonction de ce dernier, il pourra alors fixer un délai supplémentaire.

Des problèmes

BASF a lancé une offre amicale sur Ciba à la mi-septembre. Il a proposé 50 francs au comptant par action, valorisant le groupe à 6,1 milliards de francs. Le conseil d'administration, présidé par Armin Meyer, a recommandé aux actionnaires d'accepter l'offre.

La société d'investissement espagnole Bestinver s'est toutefois opposée à l'offre, la jugeant trop basse. Selon des informations antérieures, Bestinver détenait 12% de Ciba.

Le passage dans le giron du groupe allemand est en effet d'autant plus nécessaire que Ciba se débat dans les problèmes. En raison d'acquisitions erronées et de la flambée des prix des matières premières, le groupe bâlois a dû annoncer à la mi-août une lourde dépréciation de quelque 600 millions de francs.