Le premier camp de travail bâtit par les révolutionnaires russes le fut dans les îles Solovki à partir de 1923. La présence de nombreux artistes, intellectuels et scientifiques encourage le développement d'une vie culturelle, tolérée au départ. Une bibliothèque de 30000 livres est constituée, jusqu'à ce que les autorités décident de faire de Solovki un modèle de goulag stalinien. En 1939, le camp ferme et la bibliothèque disparaît. Il y a deux ans, l'écrivain français Olivier Rolin et le traducteur russe Valery Kislov sont partis sur ses traces. Le photographe Jean-Luc Bertini a documenté cette quête.