Je connais assez bien le phénomène du «botellon» en Espagne et ses conséquences. L'alcoolisation de la population espagnole est un fait préoccupant, spécialement parmi les adolescents et les jeunes. Ce n'est pas rare d'avoir des amis avec de grands problèmes d'alcoolisme de «week-end» ou de «botellon», même parmi des étudiants en médecine. A mon avis le «botellon» est un des plus grands échecs de la société espagnole et non une coutume assez sympa pour être imitée par les autres. C'est dommage que ceux qui organisent des «botellones» ne se rendent pas compte des effets que l'alcoolisme produit, spécialement a long terme. Un professeur de chirurgie maxillo-faciale disait que nous (les Espagnols) avions un pays qui n'était pas un exemple dans la lutte contre le cancer oral où l'alcool est un des facteurs de risque les plus évidents [...]

Il est naïf de croire que le «botellon» est (ou sera) un événement trimestriel ou annuel et bien contrôlé. Ceux qui le connaissent savent qu'il devient quelque chose d'habituel et de difficile à contrôler au niveau d'une ville. Après avoir lu vos articles, j'ai l'impression que les responsables des villes sont plus concernés par la gestion et le contrôle du «botellon» que par les conséquences à long terme sur la santé, mais cela est normal jusqu'à un certain point. Les responsabilités doivent être réparties à tous les niveaux et, évidemment, les organisateurs doivent assumer toutes les conséquences de ce qu'ils organisent avec la vaillance de personnes adultes. Malheureusement, après avoir lu les affirmations de M. Javier Martinez et de M. Raphaël Lutz (LT du 21 août), on peut penser qu'ils n'ont pas encore la maturité requise pour accepter la responsabilité de ce qui se passera. [...]