Une réponse euphorique, dirait-on, s'il ne s'agissait pas d'une grave crise. Les marchés financiers et en particulier les bourses, à l'exception de celle de Moscou, ont réagi très positivement aux plans de renflouement annoncés et coordonnés par les Etats européens. Des hausses spectaculaires des cours et les premiers signes d'un relâchement des taux du crédit interbancaire montrent que les marchés financiers jugent crédibles les plans présentés. Il faut dire qu'hier encore les Etats ont tous tenu parole, en annonçant des détails où les milliards se comptaient par centaines, sauf en Suisse où le silence se poursuit.

Bien évidemment, les mesures prises ont un prix. Elles devront être financées par l'impôt ou l'emprunt. Leur coût réel dépendra de l'avenir de la conjoncture et surtout des possibilités concrètes de revente des actifs. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il sera difficile d'éviter une récession et un net renchérissement du crédit. Mais, déjà, les économistes mettent en garde contre les risques de l'inflation et les déséquilibres monétaires qui pourraient intervenir dans les prochaines semaines, en particulier en Europe de l'Est.

Le pilotage adroit de la sortie de crise sera donc décisif.