Les intentions de la direction des CFF relatées par votre article du week-end dernier (LT du 27 septembre) ont donné l'occasion à mon sang de pendulaire de ne faire qu'un tour!

Voilà donc que nos chers Chemins de fer fédéraux entendent majorer le prix des billets et des abonnements en fonction de l'heure de fréquentation de l'usager. Un principe de facturation qui, s'il est appliqué par leurs homologues allemands notamment, n'est pas pour autant des plus heureux, ni des plus logiques. Imaginez donc, en mettant de côté toute considération d'ordre pratique, que vos courses dans un supermarché de la place vous coûtent plus cher le samedi après-midi qu'en pleine semaine à 9h30 le matin. Et ce, alors même qu'en raison de vos diverses obligations, professionnelles, familiales, associatives ou autres, vous ne soyez guère en mesure de vous y rendre à un autre moment que ce maudit samedi après-midi où l'on se marche dessus pour arracher une simple brique de lait.

Eh bien, Messieurs les dirigeants des CFF, votre raisonnement n'est tout simplement pas différent! Les pendulaires, qui prennent chaque jour vos wagons bondés aux heures de pointe moyennant un fidèle abonnement annuel occupant pour certains déjà une place conséquente dans leur budget, n'ont guère la possibilité d'exiger de leur employeur un aménagement de leur temps de travail en fonction de vos humeurs. Réfléchissez-y donc avant que vos mesures contraires à votre mission de service public et contre-productives pour l'environnement renvoient certains d'entre nous sur les autoroutes de Suisse déjà trop chargées ou nous contraignent à déserter nos sympathiques communes rurales.