Le titre de la création de ce trio donne le ton – ou plutôt l’odeur – de leur thématique de travail. En effet, l’expression « ça sent le sapin » que l’on pour- rait reformuler par « il y a de la mort dans l’air » trouve son étymologie dans le fait qu’autrefois les cercueils étaient fabriqués en bois de sapin. Plus précisé- ment, c’est la question du « comment mourir » qui est au centre du projet. S’il y a un savoir-vivre, existe-t-il un savoir mourir ? Du moment où mon corps est déclaré « mort », que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui continue, en moi ou pour les autres ? De quoi le vivant a-t-il besoin pour laisser partir le mort ?

A partir de ces questions évidemment sans réponse unanime, les trois dan- seurs vont explorer l’inexplorable à travers le prisme des rituels de l’enter- rement et ainsi mettre en mouvement et avec humour les états de deuil auxquels nous sommes tous inexorablement confrontés.