Les prochaines années seront marquées par des hausses massives, prédit Santésuisse. La dissolution des réserves imposées aux caisses tombe d'autant plus mal que ces dernières auront besoin d'une marge de manœuvre pour aborder en 2012 le nouveau financement hospitalier, a fait valoir Felix Schneuwly, chef de l'information de la faîtière des assureurs.

Le ton est opposé à Genève où la baisse de 0,1% est saluée par ledirecteur de la Santé,Pierre-François Unger. Une baisse qui n'est que justice: dans les trois dernières années, les coûts ont été maîtrisés tandis que les primes ont continué à augmenter, portant les réserves au taux record de 41,7%.

A Zurich, la direction de la Santé se félicite du bon résultat de ses efforts pour amener les caisses à résipiscence. Là aussi, un taux élevé de réserves commence à être résorbé avec une hausse modérée de 0,7%. Un mouvement qui doit se poursuivre.

La victoire est moins complète dans le canton de Vaud. Du fait de modifications des zones de tarification, la moitié des assurés voient leurs primes augmenter jusqu'à 3,5% alors que les autres peuvent enregistrer des baisses jusqu'à2%.L'effort doitdonc sepoursuivre, exigePierre-Yves Maillard,même si sur le moyen terme, le tableau est réjouissant:+ 0,4% seulement de hausse moyenne entre 2006 et 2009. Le président de la Conférence des directeurs de la santé (CDS) craint de l'émotion outre Sarine, où l'évolution est moins favorable et redit sa volonté de tout faire pour renforcer la compétence cantonale dans le processus de fixation des primes. La question a été soumise à la CDS qui a dit son intérêt.

Intérêt partagé, en tout cas, en Valais, où la hausse atteint 3,9%. Si le niveau des réserves y est inférieur à la moyenne nationale, des caisses présentant des niveaux très supérieurs ont vu des hausses validées, ce que conteste le directeur de la Santé Thomas Burgener.Tout en relevant que les primes valaisannes restent les plus basses en Suisse romande.