De la couleur, de l'équilibre, du mouvement. Oui, c'est le cirque dans toute sa magie. Mais ces trois mots conviennent aussi parfaitement aux mobiles de Calder, ces œuvres d'art devenues si populaires qu'on en trouve des inspirations jusque dans les chambres d'enfant. Rien d'étonnant puisque la sculpture et le cirque sont intimement liés dans le parcours de l'artiste américain. Né en 1898, petit-fils de sculpteur, Alexander Calder est un enfant de l'art comme les jongleurs ou les acrobates sont des enfants de la balle. Son père sculpteur et sa mère peintre lui mettent la main à la pâte et l'éveille à la créativité dans son petit atelier d'enfant de leur maison californienne. Il fera des études de génie mécanique, mais aussi de peinture et de dessin. Jeune illustrateur pour la presse, le cirque est un de ses thèmes. Et quand il arrive à Paris, en 1926, il commence très vite la fabrication de son cirque, fait de petits personnages réalisés en partie en fil de fer. Il est le Monsieur Loyal de ce spectacle dont il anime les numéros. Miró, Foujita, tout le monde vient voir ses représentations qui participent à sa reconnaissance autant que le feront ses sculptures, et notamment celles que Marcel Duchamp baptisera du nom de «mobiles». L'exposition interactive Quel Cirque!, créée au Centre Pompidou en 2009, invite le jeune public à découvrir l'univers poétique de Calder. Elle invite à ressentir avec son propre corps les lois de l'équilibre, la notion de point d'appui..., de façon à mieux comprendre le fonctionnement astucieux des mobiles de Calder. Elle invite aussi à dessiner dans l'espace, d'un seul trait, pour mieux saisir les dessins de l'artiste et le génie de ses personnages en fil de fer. Les enfants peuvent aussi piocher dans une réserve de figurines pour inventer des histoires, les mettre en scène.

Lausanne. Vallée de la Jeunesse. Di 10h-18h, me-sa 14h-18h jusqu’au 29 mars. (Rens. 021 315 68 85, www.valleedelajeunesse.ch).