Anouch Seydtaghia

Celui qui cherche une caméra de surveillance pour son domicile a l’embarras du choix. Il existe aujourd’hui des centaines de modèles disponibles sur les sites de vente en ligne, avec des prix démarrant aux alentours des 70 francs, pour dépasser ensuite facilement les 100 francs. Et là, on ne parle que de la caméra, à laquelle il faut souvent ajouter une station de base. Nous avons décidé de tester un modèle plutôt haut de gamme, la caméra Arlo du fabricant américain Netgear, prêtée par le site de vente en ligne Digitec. Le modèle testé coûte 229 francs et comprend une station de base et une caméra.

Le grand avantage de ce système est que la caméra est sans fil. Aucun câble ne la relie ni à la station de base, ni à une prise électrique, puisque ce sont quatre piles qui alimentent la caméra.
Dès l’ouverture du carton, l’installation semble simple. A tel point que Netgear n’a pas jugé bon d’imprimer un mode d’emploi. Il faudra le consulter en ligne. Tentons une installation à l’instinct. Le carton comprend une station de base, similaire à un modem routeur classique. Il faut la relier au secteur pour l’alimenter. Et il faut aussi la connecter, via un câble fourni, à son modem routeur. Deux lumières vertes sont allumées sur la station, signe que tout va bien.

Ensuite, il faut télécharger, sur son smartphone, l’application Arlo pour piloter sa caméra. Les choses se gâtent, puisque le smartphone, pourtant connecté au même réseau wi-fi que le modem et la station de base, ne détecte pas cette dernière. Débrancher, rebrancher, réinitialiser la station, rien n’y fait. L’on se résout à contacter le support en ligne d’Arlo. Via un service de chat, un employé de Netgear indique qu’il faut lire un message écrit sur un forum de discussion de Netgear pour la solution: appuyer en même temps sur le bouton «reset» et un autre bouton triangulaire sur le côté…
Et ça marche immédiatement. La station est reconnue par le smartphone. Mais pas la caméra, car les quatre piles Lithium CR123 sont à plat. Compter 50 francs pour les remplacer les quatre. Avec des piles neuves, Netgear affirme que l’autonomie de la caméra est d’environ quatre mois. Un paramètre à prendre en compte en faisant son budget sécurité.

Ensuite, tout est simple. La caméra, discrète et de la taille de deux œufs, transmet ses images soit à l’application sur smartphone, soit sur son PC, via le site web d’Arlo. Les deux possibilités offrent exactement les mêmes fonctions. Cela permet de visionner les images et les vidéos depuis n’importe où. La caméra peut se fixer sur une surface plane via un système de vis, ou être simplement posée sur un meuble, ou dans un casier.

La caméra, qui offre un angle de vue de 110 degrés et filme en 720p, est dotée d’un excellent capteur de mouvement. Même si un événement se produit assez loin, même si la luminosité est relativement faible, la caméra parvient à le détecter et à déclencher une alerte. Le système envoie alors dans les deux à trois secondes une alerte par SMS et par e-mail. Cela permet de visionner rapidement une vidéo de dix secondes affichant l’événement. Netgear offre un espace de stockage en ligne de 1 Go pour ces vidéos. Une dizaine de séquences vidéo ont, d’après nos tests, consommé une mémoire de 11 Mo.

Il est aussi possible de visionner en continu, et l’autonomie de la caméra s’en ressentira. Arlo permet également de définir des plages horaires durant lesquelles la caméra est active. La caméra est aussi capable de prendre des photos, de bonne qualité. Par contre, la caméra n’est capable ni de zoomer, ni de diriger le capteur latéralement. Et le système n’est pas connecté aux services de la police ou de Securitas, par exemple.

Au final, on apprécie, malgré les couacs initiaux de l’installation, la facilité extrême d’utilisation de la caméra et sa réactivité. L’on reçoit rapidement les SMS et les e-mails d’alerte. On apprécie aussi la qualité des vidéos et des images. Mais le prix est relativement élevé (sans compter les piles): 229 francs pour une station de base et une caméra, et 149 francs par caméra supplémentaire. Un kit avec une station et trois caméras coûte 454 francs.