C’est au bord du lac Léman, que ce soit à Genève ou à Montreux, que Catherine Buchet Bulliard fait de la politique. Jusqu’à juin 2010, cette psychologue du travail et représentante de l’aile urbaine de l’UDC arpentait les travées du législatif communal de Genève, avant de passer à celui de la cité du jazz.

Elle vise désormais un siège à l’exécutif, en le ravissant au parti libéral-radical, majoritaire depuis l’élection complémentaire de décembre dernier. Et cela même si l’UDC n’a jamais fait bonne figure sur la Riviera. «Mon but est aussi qu’on arrête de nous considérer comme quantité négligeable.»

A Montreux, pas de risque de se faire dépasser sur la droite par le Mouvement Citoyens genevois (MCG). «Ce qui change réellement entre les deux villes, c’est la mentalité. A Genève, nous sommes habitués à des prises de positions fréquentes et fermes des partis, à se battre dans l’arène politique. A Montreux, ils ronronnent. Tout semble normal à chacun. Je suis contente de jouer l’outsider.» Remuer pour remuer? Non, avertit-elle, mais l’idée est d’amener à une «remise en question nécessaire».

Cette ancienne cheffe du groupe UDC à Genève se bat comme tant d’autres élus montreusiens pour le logement, un urbanisme mieux réfléchi et une administration plus ouverte sur ses citoyens. Et, particularité, des chiffres «plus clairs» sur l’immigration, une possible fermeture de la Grand-Rue à deux pas du lac et un tunnel qui passerait en-dessous. Et qu’en est-il de la sécurité dans cette région où la mendicité a été interdite l’an dernier? «Ça va, mais c’est à suivre.»