Dow Jones avait lancé en 2006 un indice comprenant 20 actions de sociétés cotées en Suisse munies de dividendes élevés. Pour figurer dans cet indice baptisé DJ Switzerland Select Dividend 20, la société spécialisée dans les indices avait placé des exigences sévères en terme de liquidité des titres, de croissance du dividende au cours des cinq années précédentes et une relation d’au plus 60% entre le dividende moyen et le bénéfice par action (également au cours des cinq précédentes années).

La composition de l’indice est évaluée et adaptée chaque année en mars. Actuellement la plus forte pondération revient à la BCV (rendement du dividende de 6,5%) et Zurich Financial Services (7,6%). Parmi les autres valeurs, on trouve BB Biotech, Swisscom, Liechtenstenische Landesbank, Bâloise, BC Saint-Gall et Novartis. La Banque Sarasin a également émis un certificat tracker sur cet indice en novembre 2006.

Comme le sous-jacent est un indice de prix, les dividendes des différentes actions sont distribués aux investisseurs une fois par an, en septembre, sous la forme d’un versement de 60% des dividendes bruts. Le cours anticipe l’événement, si bien que le cours est parfois supérieur au sous-jacent entre avril et septembre. Les autres 40% de dividendes sont pris par l’émetteur en tant que commissions de gestion. Malgré ce coût pour l’investisseur, le produit est une grande réussite. Depuis son lancement la seule évolution du cours lui a permis de dépaser celle de l’indice SPI. Le versement annuel, qui s’est élevé à 2,7% par an en moyenne entre 2007 et 2010, a pu être considéré comme un «dessert» par l’investisseur.

Ce tableau quasi irréprochable est terni par le fait que les financières sont traditionnellement fortement pondérées dans l’indice (actuellement plus de 50%). Durant la crise de 2008 et 2009, dans le sillage des bancaires et des assurances, l’indice DJ Switzerland Select Dividend 20 a davantage chuté que l’indice SPI. Il s’est repris par la suite et dépasse à nouveau l’indice SPI. La dépendance à l’égard des grandes banques a également disparu. Les valeurs financières les plus pondérées dans l’indice sont des titres moins volatils, comme les banques cantonales, la Zurich et la Bâloise.

*Coopération payoff et Le Temps