Combien d’œuvres oubliées, d’œuvres qui n’ont pas traversé le temps ? Non pas forcément parce qu’elles n’en valaient pas la peine mais pour diverses raisons et parce que finalement c’est comme ça ; elles font partie des oubliées, des œuvres perdues, égarées, dont on n’a plus mémoire, plus trace, alors qu’elles ont eu des vies, parfois des vies sublimes ou des vies très modestes. Il n’y en a plus trace mais puisqu’elles ont été, elles constituent en quelque sorte aussi le monde. Le monde les porte dans les replis cachés de ses veines.

Le temps. Les rythmes. Perdre le temps est parfois gagner du temps. Le temps qui file, pourquoi plus aujourd’hui qu’hier ? Prendre le temps, une résistance à l’efficacité à tout prix, une résistance aux peurs.

Nous plongeant directement à l’essentiel : quelles nécessités de créer ?