Un texte comme une partition. Avec un thème principal et de multiples manières de l'interpréter: en monologues hachés, en récits, en musique aussi. Cinq Jours en mars, de Toshiki Okada, évoque les pièces de Thomas Bernhard et leur obsession de dire et de répéter le même motif, provoquant une spirale entêtante. Sauf que, chez l'auteur autrichien, la spirale est descendante alors que, chez son homologue japonais, relayé par Yvan Rihs à la mise en scène, la spirale est résolument ascendante. Sexe, transe et rock'n'roll: avec cet oratorio de la parole multiple très bien servi par des comédiens survoltés, la jeunesse nippone est libertine et remuante.