Fribourg, Vaud et le Valais bannissent donc à leur tour, sans surprise, la fumée des lieux publics. Les citoyens de ces trois cantons ont toutefois choisi une solution un peu plus souple que la rigide initiative votée à Genève en février. Les fumeurs ne sont en effet pas totalement exclus des restaurants, puisque ceux-ci ont la possibilité d'installer des fumoirs.

Il est intéressant de constater que les gouvernements vaudois et fribourgeois - qui, contrairement à leur homologue du bout du Léman, ont rédigé un contre-projet à l'initiative sur la fumée passive - ont obtenu gain de cause. Confronté au choix de mettre les fumeurs à la rue ou de leur laisser un espace propre dans les établissements, le peuple a préféré la seconde option, plus tolérante, mais tout aussi efficace pour lutter contre les méfaits de la fumée passive. Reste qu'en définitive, la différence entre les deux variantes est minime. L'expérience tessinoise le montre: une infime minorité de lieux publics ont les moyens de se doter de fumoirs, une fois que l'interdiction est entrée en vigueur. Même si ceux-ci sont tolérés, ils devraient rester une denrée rare dans les cafés vaudois, fribourgeois et valaisans, où la prohibition du tabac sera presque aussi absolue qu'à Genève.