Il est bon parfois pour la santé d'un orchestre de faire jouer ses registres séparément. Ce concert est ainsi entièrement dédié aux cordes. Avec au programme l'une des douze symphonies de jeunesse de Felix Mendelssohn – petits bijoux composés avec l'autorité d'un maître entre 11 et 16 ans – et trois pages marquées par l'ombre angoissante de la Seconde Guerre mondiale: le Richard Strauss de l'ultime Capriccio et son sublime sextuor ouvrant l'opéra, Karl Amadeus Hartmann et son trop rare Concerto funèbre pour violon inspiré par l'invasion de la Tchécoslovaquie par les nazis – créé à Saint-Gall début 1940 –, et la Symphonie n° 2 d'Arthur Honegger commandée par Paul Sacher et terminée à Paris en pleine occupation allemande.

STRAUSS

Capriccio, op. 85, sextuor

HARTMANN

Concerto funèbre pour violon et orchestre à cordes

MENDELSSOHN

Symphonie n°6 en mi bémol majeur

HONEGGER

Symphonie n°2 pour cordes et trompette en ré, H. 153

Alexandra Conunova, violon

Lutz de Veer, direction